La Tunisie, l’Algérie, le Maroc et l’Égypte devront encore patienter pour aspirer soulever pour la première fois le trophée de la compétition phare du football féminin.
Depuis le lancement de la CAN féminine 1998, aucune sélection nord-africaine n’a réussi à gagner le tournoi. Les treize dernières éditions ont toutes été remportées par des sélections subsahariennes.
Pour décortiquer les raisons de cette longue disette des sélections nord-africaines à la Coupe d’Afrique des Nations féminine, Foot Africa a sollicité Naïma Laouadi, ancienne capitaine de la sélection algérienne féminine et présidente actuelle du département Football féminin de la JS Kabylie, qui a livré son analyse sur la question.
Les joueuses subsahariennes sont fortes et robustes sur le plan athlétique. Elles devancent les Nord-Africaines dans ce domaine. Je dirais que leur morphologie les aide énormément à gagner les duels et à imposer leur rythme. Bien évidemment, l’aspect athlétique est très important dans le football de haut niveau, notamment en termes d’impact physique.
La différence se situe donc principalement sur les plans morphologique, athlétique et physique. Le football féminin est toutefois en train d’évoluer, et nos joueuses travaillent pour atteindre ce niveau-là.
Le Maroc et l’Algérie ont réussi une très bonne campagne dans l’édition actuelle et pourraient combler ce déficit athlétique lors des prochaines années.
Attention, il ne faut pas négliger le mérite sportif des sélections subsaharienne qui sont, elle aussi, en train de progresser sur les plan mental et athlétique.
Il faut reconnaître que le football féminin africain est en pleine évolution et pourrait devenir, dans les prochaines années, de plus en plus compétitif sur la scène internationale, avec l’émergence de nouvelles générations de joueuses et l’amélioration continue des structures, de la formation et de l’encadrement.