Coupe du monde 2026 : la chaleur américaine met déjà certaines sélections à rude épreuve
À moins d'une semaine du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, les premières inquiétudes liées aux conditions climatiques aux États-Unis se confirment. Plusieurs sélections, notamment européennes, éprouvent déjà des difficultés à s'adapter aux fortes chaleurs et à l'humidité qui caractérisent plusieurs villes hôtes du tournoi.
Premier signal d'alerte venu du camp norvégien. Lors de leur première séance d'entraînement sur le sol américain, les joueurs de la sélection scandinave ont dû interrompre leur travail avant son terme en raison de la chaleur jugée difficilement supportable.
Habitués à des températures nettement plus fraîches, les scandinaves découvrent des conditions climatiques radicalement différentes de celles rencontrées en Europe. Les joueurs de l'Angleterre ont également rencontré des difficultés d'adaptation lors de l'entraînement de ce vendredi.
Cette situation alimente les craintes exprimées depuis plusieurs mois par les spécialistes de la médecine du sport et de la préparation physique. Les températures élevées et l'humidité constituent un défi supplémentaire pour les équipes européennes engagées dans la compétition.
Un avantage pour les sélections des régions chaudes ?
Si toutes les équipes seront confrontées aux mêmes conditions de jeu, certaines semblent mieux armées pour y faire face. Les sélections d'Afrique, d'Amérique latine ou encore d'Asie disposent souvent d'une expérience plus importante des fortes chaleurs en raison des caractéristiques climatiques de leurs pays respectifs.
Cette familiarité avec des températures élevées pourrait représenter un avantage non négligeable au cours d'un tournoi où l'endurance physique et la récupération joueront un rôle déterminant.
Des indicateurs climatiques préoccupants
Les inquiétudes ne reposent pas uniquement sur les ressentis des joueurs. Plusieurs études récentes mettent en lumière les risques liés aux températures extrêmes et à l'humidité dans plusieurs villes appelées à accueillir des rencontres du Mondial.
Les experts s'appuient notamment sur l'indice WBGT (Wet Bulb Globe Temperature), un indicateur de stress thermique qui prend en compte la température de l'air, l'humidité, le rayonnement solaire et le vent. Au-delà de 28 °C, ce niveau est considéré comme potentiellement dangereux pour la santé des sportifs.
Or, selon une analyse du Financial Times, plusieurs villes hôtes telles que Miami, Dallas, Houston et Atlanta enregistrent régulièrement des niveaux de WBGT supérieurs aux seuils recommandés par les spécialistes.
À Houston, cet indice a dépassé les 30 °C pendant près des trois quarts des journées de juin et juillet au cours de la dernière décennie. Dallas a franchi ce seuil environ un jour sur deux, tandis que Miami et Atlanta l'ont dépassé durant près d'un quart des journées observées.
Alors que la Coupe du monde 2026 doit être la plus grande de l'histoire avec 48 sélections participantes, la gestion des conditions climatiques apparaît déjà comme l'un des principaux défis de l'événement.
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