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FIFA : la Nouvelle-Zélande lâche Gianni Infantino

le front anti-Infantino s’élargit
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FIFA : la Nouvelle-Zélande lâche Gianni Infantino
Gianni Infantino

La fédération néo-zélandaise a officiellement retiré son soutien à la réélection de Gianni Infantino à la présidence de la FIFA. Cette décision intervient après une série de prises de distance qui fragilisent davantage le dirigeant italo-suisse avant le scrutin de mars 2027.

La Nouvelle-Zélande a officiellement annoncé, vendredi 14 août, le retrait de son soutien à la candidature de Gianni Infantino pour un nouveau mandat à la présidence de la FIFA. New Zealand Football (NZF) explique cette décision par une perte de confiance dans la direction de l’instance mondiale et réclame notamment un examen indépendant du projet controversé de FIFA Forward Enterprise (FFE).

Cette décision intervient après l’abandon par Infantino de son projet visant à céder à des investisseurs privés une participation de 20 % dans les compétitions de la FIFA, une opération qui devait permettre de lever environ 4,2 milliards de dollars. Le projet avait suscité de fortes inquiétudes concernant la gouvernance, la transparence et le processus de décision au sein de la FIFA.

Dans son communiqué, la fédération néo-zélandaise estime que certaines décisions et actions prises au sein de la FIFA ont contribué à une dégradation de la confiance et à une accentuation des divisions dans le football international. Elle considère désormais qu’un examen indépendant est nécessaire pour restaurer la crédibilité et la confiance dans la gouvernance de l’organisation.

Une troisième fédération dans la contestation

La rupture néo-zélandaise s’inscrit dans une contestation qui a commencé à prendre une ampleur inhabituelle en Europe. Le pays de Galles avait été le premier à retirer officiellement son soutien à Infantino, avant que d’autres fédérations européennes ne lui emboîtent le pas.

L’Irlande a également officiellement retiré son soutien à la réélection du président de la FIFA jeudi 13 août. La Nouvelle-Zélande devient ainsi, avec le pays de Galles et l’Irlande, l’une des nouvelles fédérations à rompre publiquement avec Infantino dans cette séquence de contestation.

Le mouvement dépasse d'ailleurs largement ces trois fédérations. L’UEFA, la Confédération asiatique de football (AFC) et la Concacaf ont déjà exprimé leur opposition au projet de FIFA Forward Enterprise et demandé davantage de garanties en matière de gouvernance et de transparence.

L’Océanie reste pourtant partagée

La position de la Nouvelle-Zélande est d’autant plus intéressante qu’elle intervient alors que la Confédération océanienne de football (OFC) n’a pas retiré son soutien à Infantino. Après une réunion de son comité exécutif à Fidji, l’OFC a salué les progrès réalisés dans la région au cours de la dernière décennie sous la présidence d’Infantino, tout en accueillant favorablement l’abandon du projet FFE et la perspective d’un examen de celui-ci.

La Nouvelle-Zélande a donc choisi de prendre ses distances avec la position de sa propre confédération. Un choix qui illustre les divisions désormais visibles au sein du football mondial.

Infantino conserve encore des soutiens importants

Malgré cette succession de retraits, la situation est loin d’être réglée pour le président de la FIFA. Infantino conserve notamment le soutien de plusieurs acteurs majeurs, dont la Confédération africaine de football (CAF) et la CONMEBOL, ainsi que de plusieurs fédérations arabes.

Le système électoral de la FIFA donne par ailleurs à chaque association membre une voix, indépendamment de son poids sportif ou économique. Avec 211 associations membres, la construction d'une majorité reste donc une bataille politique complexe, dans laquelle le soutien des petites fédérations peut se révéler déterminant.

Une réélection désormais sous pression

Infantino vise un nouveau mandat à la tête de la FIFA lors du Congrès prévu en mars 2027. Jusqu’à présent, sa réélection semblait largement maîtrisée. Mais les événements des dernières semaines ont considérablement changé le paysage.

L’abandon du projet FFE, les critiques des confédérations et les retraits successifs de fédérations nationales donnent désormais une autre dimension à la prochaine élection. Pour Infantino, l’enjeu ne sera donc plus seulement de conserver ses soutiens traditionnels, mais également de rétablir la confiance autour de sa gouvernance.

La rupture de la Nouvelle-Zélande ne constitue peut-être qu'un vote supplémentaire dans une élection où chaque fédération ne dispose que d'une voix. Mais politiquement, le soutien à Gianni Infantino n’est plus aussi unanime qu’il pouvait paraître quelques mois avant le scrutin.

Nouya M'toama

Nouya M'toama |

Editorfr, en

Journaliste polyvalent spécialisé dans l’actualité sportive et politique, il possède une solide expérience dans les médias radio, presse écrite et numériques.

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