FIFA : l'Argentine et le Mexique se rangent derrière Gianni Infantino avant l'élection de 2027
L'Association du football argentin (AFA) et la Fédération mexicaine de football (FMF) ont officiellement apporté leur soutien à Gianni Infantino. Après les 54 fédérations africaines, le président sortant consolide un bloc électoral qui pourrait peser lourd face à la contestation menée par une partie du football européen.
À huit mois de l'élection présidentielle de la FIFA prévue en mars 2027, Gianni Infantino continue de renforcer ses appuis. Fragilisé ces derniers jours par la polémique autour du projet FIFA Forward Enterprise (FFE), finalement abandonné, le président de l'instance mondiale reçoit désormais le soutien officiel de deux nations majeures du football : l'Argentine, championne du monde, et le Mexique, coorganisateur de la Coupe du monde 2026.
Ces prises de position interviennent quelques heures seulement après le soutien unanime du Comité exécutif de la Confédération africaine de football (CAF), représentant les 54 fédérations du continent. Elles confirment que, malgré les critiques, Gianni Infantino conserve d'importants relais au sein de la famille du football mondial.
L'Argentine renouvelle sa confiance
Dans une lettre adressée au président de la FIFA, le président de l'Association du football argentin (AFA), Claudio Tapia, a salué les réformes engagées sous la présidence d'Infantino depuis près d'une décennie.
L'AFA estime que la FIFA a connu une profonde transformation grâce à une gouvernance davantage tournée vers les associations membres, tout en saluant la décision de retirer le projet FIFA Forward Enterprise après les nombreuses critiques qu'il avait suscitées.
La fédération argentine considère également que les excuses présentées aux 211 associations membres ainsi que la reconnaissance des erreurs témoignent d'une volonté de préserver les principes de bonne gouvernance.
À quelques mois du Congrès électif, l'AFA réaffirme ainsi son souhait de voir Gianni Infantino poursuivre son mandat afin de « continuer à développer un football meilleur et encore plus inclusif ».
Le Mexique s'aligne sur la même position
Quelques heures plus tard, la Fédération mexicaine de football (FMF) a, elle aussi, officialisé son soutien au président de la FIFA.
Dans son communiqué, l'instance estime que le leadership de Gianni Infantino demeure essentiel pour poursuivre le développement du football mondial à travers un renforcement institutionnel. La FMF insiste également sur l'importance du respect des règles de gouvernance et affirme qu'elle ne reconnaîtra aucun processus engagé en dehors du cadre statutaire de la FIFA.
Ce soutien revêt une portée particulière dans la mesure où le Mexique occupe une place stratégique au sein de la CONCACAF et vient d'organiser, aux côtés des États-Unis et du Canada, la Coupe du monde 2026.
Après l'Afrique, un bloc électoral prend forme
Ces nouvelles déclarations viennent renforcer la dynamique observée en Afrique. Réuni à Rabat, le Comité exécutif de la CAF a récemment apporté son soutien unanime à Gianni Infantino tout en saluant son engagement en faveur du développement du football africain.
Avec les 54 fédérations africaines déjà acquises à sa cause, auxquelles s'ajoutent désormais l'Argentine et le Mexique, le président sortant consolide progressivement un bloc électoral particulièrement influent à l'approche de l'élection de mars 2027.
Cette mobilisation pourrait peser lourd lors du prochain Congrès de la FIFA, où chacune des 211 associations membres dispose d'une voix.
Une bataille politique qui s'intensifie
Ces soutiens interviennent alors que Gianni Infantino fait face à la plus importante contestation de son mandat. Le projet FIFA Forward Enterprise, qui prévoyait l'ouverture du capital d'une nouvelle structure commerciale de la FIFA à des investisseurs privés, a provoqué une vive opposition au sein du football mondial.
L'UEFA figure parmi les principaux opposants à cette initiative et réclame une réforme de la gouvernance de la FIFA. Plusieurs dirigeants européens ainsi que le syndicat mondial des joueurs (FIFPRO) ont également dénoncé le fonctionnement de l'instance, appelant à davantage de transparence et de contre-pouvoirs.
En réponse, Gianni Infantino a reconnu des erreurs de procédure, retiré définitivement le projet et promis une révision des mécanismes de gouvernance afin de restaurer la confiance.
À mesure que l'échéance de mars 2027 approche, la campagne prend ainsi une tournure de plus en plus politique. D'un côté, une partie du football européen affiche sa défiance envers le président sortant. De l'autre, l'Afrique, désormais rejointe par l'Argentine et le Mexique, affiche clairement sa volonté de prolonger le mandat de Gianni Infantino. Cette recomposition des alliances pourrait s'avérer décisive au moment du vote.