Ligue des champions : Fenerbahçe retrouve l’élite européenne après 18 ans d’attente
Fenerbahçe retrouve la Ligue des champions ce jeudi soir, 18 ans après sa dernière apparition dans la phase de groupes de la compétition. Pour son grand retour, le club turc accueille l’AS Roma à Istanbul avec l’ambition de réussir son entrée dans cette nouvelle campagne européenne.
Fenerbahçe n’avait plus disputé la phase principale de la Ligue des champions depuis la saison 2008-2009. Sa dernière apparition dans la compétition remonte précisément au 10 décembre 2008, lorsque le club stambouliote s’était incliné 1-0 sur la pelouse du Dynamo Kiev lors de la dernière journée de la phase de groupes.
Cette absence contraste avec la place occupée par Fenerbahçe sur la scène européenne. Le club turc a continué à participer régulièrement aux compétitions continentales, notamment en Ligue Europa, mais sans parvenir à retrouver la phase de groupes, devenue depuis la réforme la phase de ligue, de la C1.
Le souvenir de la Ligue des champions reste pourtant particulier à Istanbul. Quelques mois avant sa dernière campagne, Fenerbahçe avait réalisé la meilleure performance européenne de son histoire en atteignant les quarts de finale de l’édition 2007-2008.
À suivre : Fenerbahce vs Roma
Trois obstacles avant le retour
Pour mettre fin à cette longue attente, Fenerbahçe a dû passer par trois tours de qualification cette saison. Le club turc a successivement éliminé Górnik Zabrze, Sturm Graz puis l’Olympique Lyonnais.
Le parcours s’est achevé face à Lyon, avec un nul 1-1 à Istanbul à l’aller, avant une victoire 2-1 en France au retour. Fenerbahçe s’est ainsi imposé 3-2 sur l’ensemble des deux matches et a validé son billet pour la phase de ligue.
Cette qualification a également laissé quelques traces. Matteo Guendouzi a été suspendu quatre matches par l’UEFA, dont deux avec sursis, après les incidents survenus au terme de la rencontre à Lyon. Mason Greenwood a lui aussi écopé d’un match de suspension avec sursis.
Un début de saison à stabiliser
Le retour en Ligue des champions intervient alors que Fenerbahçe cherche encore son rythme en championnat. Le club stambouliote reste notamment sur une défaite 2-1 à domicile face à Beşiktaş, le 5 septembre, lors de la quatrième journée de Süper Lig.
Cette entame irrégulière contraste avec les ambitions du club, qui veut également mettre fin à la domination de Galatasaray sur le football turc. La Ligue des champions offre donc à Fenerbahçe l’occasion de changer de dimension, mais aussi un défi supplémentaire dans un calendrier déjà chargé.
Un vestiaire habitué au très haut niveau
Pour réussir son retour, Fenerbahçe s’est donné les moyens de ses ambitions. Le club dispose de plusieurs joueurs ayant déjà une solide expérience du football européen et des grandes compétitions internationales.
Milan Škriniar, N’Golo Kanté, Nathan Aké, Marco Asensio, Nelson Semedo et Romelu Lukaku figurent notamment parmi les profils capables d’apporter cette expérience. À leurs côtés, Fenerbahçe peut compter sur des joueurs offensifs comme Talisca et Mason Greenwood.
Cette accumulation de profils expérimentés doit permettre au club turc de mieux gérer les exigences d’une compétition où la moindre erreur peut coûter cher. Mais contre la Roma, deux de ces renforts manqueront à l’appel : Asensio est forfait sur blessure, tandis que Guendouzi est suspendu.
La Roma comme premier grand test
Pour son retour parmi l’élite européenne, Fenerbahçe reçoit donc un adversaire de taille. La Roma arrive à Istanbul avec une bonne dynamique en championnat d’Italie et reste invaincue après trois journées de Serie A.
La rencontre représente ainsi bien plus qu’un simple premier rendez-vous européen. Elle doit permettre de mesurer immédiatement le niveau de ce Fenerbahçe construit pour retrouver une place parmi les grands clubs du continent.
Dix-huit ans après sa dernière apparition en Ligue des champions, le club stambouliote ouvre donc une nouvelle page de son histoire européenne. Face à la Roma, Fenerbahçe devra désormais prouver que le long chemin parcouru pour retrouver la phase de ligue n’était pas une fin en soi, mais bien le début d’une nouvelle ambition.