Mostafa Mohamed, une carrière qui peine à confirmer les promesses
Longtemps présenté comme l’un des grands espoirs offensifs du football égyptien, Mostafa Mohamed n’a jamais réellement réussi à transformer ses débuts prometteurs en une carrière à la hauteur des attentes.
L’attaquant de 28 ans se retrouve même face à un constat difficile : son parcours européen ressemble davantage à une succession de choix sans véritable progression qu’à une ascension régulière.
Un départ canon avec le Galatasaray
Après son départ de Zamalek SC en 2021, Mostafa Mohamed a parfaitement lancé son aventure européenne. Prêté à Galatasaray, il s’était rapidement adapté au championnat turc. En 16 apparitions en championnat, dont 10 titularisations, il avait inscrit huit buts. Convaincu, le club stambouliote avait décidé de lever son option d’achat alors qu’il n’avait que 22 ans.
Mais l’Égyptien voulait davantage de temps de jeu. Estimant ne pas bénéficier d’un statut suffisamment important à Galatasaray, il a choisi de poursuivre son parcours en France, du côté du FC Nantes. Un choix qui, avec le recul, ressemble davantage à un tournant manqué.

Un statut fragile avec les Canaris
À Nantes, Mostafa Mohamed n’est jamais parvenu à s’installer durablement comme titulaire. Malgré quelques bonnes séquences et plusieurs buts importants, il n’a pas réussi à franchir un nouveau cap. Saison après saison, son statut est resté fragile.
A la fin de la saison passée, Nantes a été relégué en Ligue 2 et l’attaquant égyptien, qui ne souhaitait pas accompagner le club dans cette nouvelle aventure, a boycotté la reprise et s’est fait punir en étant rétrogradé avec l’équipe de réserve tout en étant placé sur la liste des départs.
Alors qu’un nouvel entraîneur venait d’arriver à Nantes et que le club pouvait représenter pour lui une occasion de repartir sur de nouvelles bases, Mostafa Mohamed a voulu autrement.

Un retour à la case de départ
En instance de départ à Konyaspor, avec un transfert estimé à seulement un million d’euros, son retour en Turquie fait réfléchir. Le problème n’est pas seulement de voir le Pharaon changer de club, mais surtout de constater l’écart entre les promesses affichées à 22 ans et la situation dans laquelle il se trouve aujourd’hui.
Son passage à Galatasaray avait laissé entrevoir un attaquant capable de s’imposer au plus haut niveau européen. Six ans plus tard, il cherche encore la stabilité et le club capable de relancer véritablement sa carrière.