RDC : Cédric Bakambu est-il poussé vers la retraite internationale ?
Cédric Bakambu ne figure pas parmi les 29 joueurs convoqués par Sébastien Desabre pour la prochaine trêve internationale. À 35 ans, cette absence intervient après une période où l’attaquant congolais a perdu en efficacité, connu un temps de jeu réduit au Real Betis et quitté l’Europe pour rejoindre la MLS. De quoi poser une question : la RDC est-elle en train de tourner la page Bakambu ?
Le dernier but de Bakambu avec les Léopards remonte au 27 décembre 2025 contre le Sénégal, lors de la CAN. Depuis, l’avant-centre n’a plus trouvé le chemin des filets avec la sélection. Son rendement au Mondial 2026 n’a pas permis d’inverser cette tendance. Bakambu a disputé trois rencontres avec la RDC sans inscrire le moindre but. Pour un attaquant de pointe, cette absence d’efficacité pèse forcément dans l’évaluation de son rendement, surtout lorsque la concurrence augmente devant.
Il faut aussi regarder ce qu’il a produit en club. Sa dernière saison au Real Betis a été compliquée. Bakambu a participé à 27 rencontres toutes compétitions confondues, mais avec seulement trois buts et une passe décisive. En Liga, son temps de jeu s’est limité à 526 minutes et il n’a débuté que quatre matches.
Le Betis a finalement annoncé son départ à l’été 2026, au terme de son contrat. Le club espagnol n’a pas prolongé l’attaquant, qui cherchait alors une nouvelle destination.
La MLS comme nouveau point de départ
Bakambu a finalement rejoint San Diego FC le 3 septembre 2026. Le club américain a officialisé son arrivée jusqu’à la fin de la saison, avec des options pour prolonger l’aventure. Il quitte donc la Liga après deux saisons au Betis pour découvrir la Major League Soccer.
Ce changement peut aussi être vu comme une nouvelle chance. Bakambu dispose désormais d’un nouvel environnement pour retrouver du temps de jeu, de la confiance et surtout des buts. Mais la MLS reste un championnat moins exposé et moins relevé que les principaux championnats européens où il évoluait encore récemment.
Son arrivée à San Diego a d’ailleurs commencé de manière encourageante : il a marqué dès sa première apparition avec le club.
La concurrence n’attend plus
Pendant que Bakambu cherche à relancer sa carrière, d’autres attaquants congolais ont pris davantage de place.
Yoane Wissa reste l’un des principaux arguments offensifs de la sélection. L’attaquant de Newcastle a déjà marqué en Premier League cette saison, après avoir également inscrit trois buts pour la RDC au Mondial 2026.
Simon Banza constitue une autre option pour Desabre. Désormais à Al Jazira, l’ancien joueur de Braga a déjà marqué cette saison en championnat des Émirats arabes unis.
Fiston Mayele reste également une référence offensive importante dans le football africain. L’attaquant de Pyramids continue d’être décisif avec son club et a encore marqué récemment en remportant la Supercoupe de la CAF.
La RDC dispose donc de plusieurs solutions. Bakambu n’est plus dans la situation où son expérience et son statut suffisaient à garantir sa place dans le groupe.
Une fin d’époque ?
Il serait encore trop tôt pour parler de retraite internationale. Bakambu n’a annoncé aucun retrait et sa non-convocation pour septembre ne signifie pas que Desabre ferme définitivement la porte.
Mais les signaux sont suffisamment nombreux pour parler d’un changement de statut. L’attaquant a 35 ans, son rendement a baissé au Betis, son temps de jeu s’est réduit, il n’a plus marqué avec la RDC depuis décembre 2025 et il vient de quitter l’Europe pour la MLS. Dans le même temps, Desabre dispose de plusieurs alternatives offensives.
Bakambu conserve évidemment son expérience et son poids dans l’histoire récente des Léopards. Mais son retour en sélection dépendra désormais beaucoup plus de ses performances que de son passé.
À San Diego, le défi est clair : retrouver une place de titulaire, enchaîner les matches et marquer. S’il y parvient, la porte des Léopards restera ouverte. Dans le cas contraire, cette absence pourrait être le premier signe concret d’un passage de témoin en attaque.