CDM 2026 / Argentine - Algérie : Messi, la VAR et Marciniak au cœur d’une immense controverse
La rencontre entre l’Argentine et l’Algérie n’a pas fini de faire parler. Au-delà du triplé de Lionel Messi, les décisions de l’arbitre polonais Szymon Marciniak et l’utilisation de la VAR suscitent de nombreuses interrogations à travers le monde du football.
La défaite de l'Algérie face à l'Argentine (3-0) aurait pu s'expliquer par les seuls arguments sportifs. Elle alimente en effet, au lendemain du match, une polémique arbitrale mondiale. Au cœur du débat : la semelle de Messi sur la jambe d'Aïssa Mandi à la 32e minute, sanctionnée d'un simple coup franc par Szymon Marciniak, sans carton ni intervention de la VAR. Le principal concerné n'a pas mâché ses mots sur Instagram : « Si hier soir je m'étais fracturé la cheville, celui qui l'a fait serait reparti sans carton. Les arbitres doivent faire mieux. Le monde entier les regarde. »
Un consensus international qui dépasse les frontières algériennes
La controverse a rapidement dépassé les frontières algériennes. Roy Keane a qualifié la décision d'« incompréhensible », tandis que Marcelo a résumé le sentiment général avec une formule lapidaire : « C'est un carton rouge… mais comme c'est Messi, il n'y a rien. » Le site spécialisé Archivo VAR a attribué à Marciniak une note de 3,5 sur 10. Même Petkovic, pourtant peu enclin à polémiquer, a lâché : « Tout le monde a vu, y compris moi. Après le match, j'ai revu les images, mais je ne veux pas trop en parler. »
Le but de Chaïbi et les hors-jeu qui interrogent
L'autre point de friction concerne le but refusé à Farès Chaïbi pour hors-jeu. Les images utilisées par la VAR pour justifier cette décision ont toutefois semé le doute chez de nombreux analystes, qui estiment que le point de départ du ballon servant de repère pour tracer les lignes était discutable. Selon eux, avec un repère plus précis, Chaïbi ne se retrouvait pas en position illicite. L'expert algérien Mohamed Zekrini a en effet jugé que l'annulation n'était « Pas assez limpide pour justifier une décision aussi catégorique », ajoutant : « Si la situation avait été inversée et que Mandi avait réalisé la même intervention sur Messi, la décision aurait été tout à fait différente. » Dès lors, c'est la crédibilité du système VAR lui-même qui se retrouve cependant fragilisée, bien au-delà du seul cas algérien.