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Coupe du Monde 2026 : « Demain, mon pays sera l'Algérie », Petkovic fait vibrer les Algériens

À la veille des seizièmes de finale, le sélectionneur algérien évacue les questions sur son passé suisse
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Coupe du Monde 2026 : « Demain, mon pays sera l'Algérie », Petkovic fait vibrer les Algériens
Coupe du Monde 2026 : « Demain, mon pays sera l'Algérie », Petkovic fait vibrer les Algériens
02.07.26 Fin Coupe du Monde de la FIFA
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À la veille du seizième de finale face à la Suisse, Vladimir Petkovic a balayé les questions sur son passé helvétique, n'affichant qu'une seule ambition : la qualification des Verts.

À quelques heures d'un rendez-vous historique, Vladimir Petkovic s'est présenté devant les journalistes pour évoquer ce choc particulier face à son ancienne sélection. En effet, le technicien helveto-bosnien a dirigé la Suisse par le passé, un fait qui a naturellement dominé les échanges, sans pour autant entamer sa détermination.

Lire aussi : Coupe du Monde 2026 : l'Algérie devance l'Argentine et l'Allemagne dans ce classement

"Demain, mon pays sera l'Algérie"

Forcément interrogé sur ses liens avec la Nati, Vladimir Petkovic a immédiatement clarifié sa position.

« Je suis Suisse, mais demain mon pays sera l'Algérie et je veux gagner. Je ne mélange pas les choses », a-t-il déclaré.

« J'ai vécu de très belles expériences et je suis fier d'être Suisse, mais demain je serai l'entraîneur de l'Algérie. Ma famille ne s'y opposera pas, au contraire, elle me soutiendra.»

Le coach a également refusé de personnaliser la rencontre :

« Ce n'est pas un match Petkovic contre la Suisse, ni un duel entre Petkovic et Murat Yakin. C'est un match entre l'Algérie et la Suisse, entre deux équipes qui pratiquent un football de qualité et qui veulent poursuivre leur aventure.»

Il s'est d'ailleurs montré élogieux envers son homologue suisse, saluant "un très bon sélectionneur" aux "très bons résultats ».

Aucun avantage tactique lié à son passé suisse

Sa connaissance approfondie du football helvétique constitue-t-elle un atout pour les Fennecs ? Petkovic n'y croit pas vraiment.

« Le football est devenu universel. Tout le monde connaît tout le monde aujourd'hui. Je connais les joueurs suisses et ils me connaissent également, mais cela ne représente pas un avantage particulier.»

Il a d'ailleurs assuré vouloir bâtir son plan de jeu sur les forces algériennes plutôt que sur l'adversaire :

« Nous voulons nous concentrer sur nos forces et nos faiblesses, pas sur celles de l'adversaire. »

Concernant le gardien qui débutera la rencontre, le sélectionneur a préféré entretenir le suspense :

« Nous avons trois gardiens de but. Ils sont tous en forme, nous verrons lequel sera titulaire demain. »

Solidité défensive et réalisme, les deux chantiers identifiés

Qualifiée parmi les meilleurs troisièmes au terme d'une phase de groupes particulièrement disputée, l'Algérie sait qu'elle devra élever son niveau pour poursuivre son aventure. Vladimir Petkovic a d'ailleurs identifié plusieurs axes de progression, à commencer par l'équilibre défensif.

« Nous avons encaissé trop de buts depuis le début du tournoi. C'est un aspect que nous devons améliorer. En même temps, nous avons également marqué beaucoup de buts. L'important est de continuer à progresser », a souligné le sélectionneur des Verts.

Le technicien suisse a également insisté sur le manque de réalisme de son équipe dans les deux surfaces :

« Nous devons être plus percutants. À ce niveau de la compétition, chaque occasion compte et chaque détail peut faire la différence. »

Se méfier du collectif suisse, pas seulement de Xhaka

Interrogé sur les forces adverses, le sélectionneur a refusé de cibler un seul joueur, quand bien même le nom de Granit Xhaka revenait dans les questions.

« La Suisse est une équipe dangereuse. Xhaka est un grand joueur, il l'a toujours montré. Ce sera un plaisir de le rencontrer demain. Je ne veux pas mettre l'attention sur un seul joueur : il n'y a pas que Xhaka, il y a aussi d'autres bons joueurs. »

Un appel vibrant au 12e homme

Après un match physiquement éprouvant face à l'Autriche, Petkovic a écarté tout prétexte lié à la fatigue ou aux conditions de déplacement :

« Je ne veux pas parler de la météo ni de la distance, cela pourrait être perçu comme des excuses. Mes joueurs n'ont aucune difficulté à ce niveau-là. »

Il a par ailleurs tenu à désigner la Suisse comme favorite, tout en rappelant les nombreuses surprises déjà survenues dans ce tournoi :

« Demain, la Suisse est favorite. Certaines équipes favorites ont eu du mal dans cette compétition. Nous devons tout donner sur le terrain. »

Enfin, marqué par les scènes de liesse populaire après la qualification, le sélectionneur compte énormément sur le soutien des tribunes :

« J'ai vu de magnifiques vidéos de nos supporters. Tout le pays était heureux de notre qualification. J'espère que le stade sera de nouveau rempli de supporters algériens demain. Nous ferons tout notre possible pour remporter la victoire. »²

Mahdi Zakaria LAZRI

Mahdi Zakaria LAZRI |

Editor

Journaliste sportif spécialisé dans le football, il crée du contenu web qui allie passion, rigueur et analyse pour tenir les fans informés sur le jeu.

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