Coupe du Monde : la FIFA défend sa gestion du dossier Omar Artan
À la veille du coup d'envoi de la Coupe du monde 2026, le dossier de l'arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan continue d'alimenter les débats autour de l'organisation du tournoi. Interpellé mercredi lors de sa conférence de presse à Mexico, le président de la FIFA, Gianni Infantino, a tenu à défendre l'action de l'instance mondiale face aux critiques suscitées par le refus d'entrée de l'officiel somalien sur le territoire américain.
Désigné pour participer au Mondial, Omar Artan n'a finalement pas pu rejoindre les États-Unis malgré la possession d'un passeport diplomatique et d'un visa valide à entrée unique. Une situation qui a provoqué une vague d'indignation dans le monde du football et particulièrement en Somalie, où l'arbitre a été accueilli en héros à son retour à Mogadiscio.
La FIFA invoque les règles de sécurité et de souveraineté des États
Face aux interrogations des journalistes sur les difficultés rencontrées par certains participants au tournoi pour obtenir ou utiliser leurs documents de voyage, Gianni Infantino a rappelé que la FIFA ne disposait pas du pouvoir de décider des politiques migratoires des États hôtes.
« Nous vivons dans un monde où les questions de sécurité sont essentielles. Il faut respecter les décisions qui sont prises », a déclaré le dirigeant de la FIFA, en réponse aux critiques visant l'organisation du tournoi.
Le président de l'instance mondiale a également insisté sur les efforts déployés en coulisses pour résoudre les différents problèmes liés aux visas et aux déplacements.
« Nous essayons toujours de rendre la situation aussi positive que possible et de trouver des solutions. Parfois nous y parvenons, parfois non », a-t-il expliqué.
Sans évoquer directement les détails du dossier Artan, Gianni Infantino a cité plusieurs situations complexes auxquelles la FIFA a été confrontée ces dernières semaines. Il a notamment mis en avant le cas de la sélection iranienne, dont la participation avait suscité de nombreuses interrogations dans le contexte géopolitique actuel.
Selon lui, ces difficultés ne remettent pas en cause l'organisation générale de la compétition.
« Il y a des problèmes. C'est normal pour un événement d'une telle ampleur. Certains viennent des États-Unis, d'autres du Canada ou du Mexique. Nous faisons tout notre possible pour les résoudre », a-t-il affirmé.
Alors que le tournoi s'apprête à débuter, l'affaire Omar Artan demeure l'un des symboles des défis logistiques et administratifs auxquels la FIFA est confrontée dans cette première Coupe du monde organisée conjointement par les États-Unis, le Canada et le Mexique.
Malgré les critiques, l'instance mondiale continue d'assurer qu'elle met tout en œuvre pour garantir la participation des acteurs du football appelés à prendre part à la plus grande compétition de la planète.
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