Du choc Guardiola au pari Pirlo : l’Italie en quête de son propre miracle Scaloni
Les dirigeants de la FIGC finalisent cette semaine à Rome un accord pour nommer Andrea Pirlo comme nouveau sélectionneur, chargé de reconstruire une sélection nationale en ruines.
Une refonte structurelle totale
Après la douloureuse séparation d’un commun accord avec Gennaro Gattuso le 3 avril 2026, le football italien s’est retrouvé à la croisée des chemins. Rater une troisième Coupe du monde consécutive a forcé la fédération à tout remettre à plat.
Le 11 juillet, la FIGC a confié les clés à Paolo Maldini en le nommant Directeur Technique et responsable du Club Italia, avec Leonardo comme principal conseiller pour réformer la Nazionale, des académies de jeunes jusqu’à l’équipe première.
Pourquoi Pirlo s’inscrit-il dans la nouvelle feuille de route ?
Plutôt que de chercher une solution rapide, la nouvelle direction veut un tacticien parfaitement aligné avec sa philosophie à long terme. Selon La Gazzetta dello Sport, cette exigence d’intelligence footballistique partagée a propulsé Andrea Pirlo en tête de liste.
L’entraîneur de 47 ans, actuellement à la tête de Dubai United, aurait accepté un contrat de quatre ans d’une valeur d’environ 1,5 million d’euros par an, selon GOAL. Si la FIGC n’a pas encore publié d’annonce officielle, de nombreux médias, dont La Repubblica et Reuters, confirment que l’accord est quasiment signé.
Des rêves envolés
Pirlo n’était pas le premier choix incontesté. The Times of India a révélé que Maldini avait initialement contacté Carlo Ancelotti, qui reste fermement engagé dans le projet de la sélection brésilienne.
La FIGC s’est ensuite envolée pour Barcelone afin de proposer un projet ambitieux et flexible financièrement à Pep Guardiola.
Mais le stratège espagnol a poliment décliné, préférant respecter sa pause planifiée loin des terrains.
Les poids lourds ignorés
Les candidats de tout premier plan indisponibles, la logique la plus classique aurait voulu un retour d’Antonio Conte ou Roberto Mancini.
Mais, comme l’a souligné le Corriere dello Sport, les deux vétérans traînent de gros casseroles. Le départ brutal de Mancini pour l’Arabie saoudite a laissé un goût amer à Rome, qui n’a pas totalement disparu.
De son côté, les exigences salariales faramineuses de Conte et sa personnalité explosive s’opposent à l’harmonie et à la synergie totale que Maldini et Leonardo cherchent à instaurer.
Les échos du miracle Scaloni
L’arrivée de Pirlo sur le banc de la Nazionale rappelle l’un des paris internationaux les plus payants de l’ère moderne : la nomination de Lionel Scaloni à la tête de l’Argentine. À sa prise de fonction en 2018, Scaloni avait été éreinté par la presse pour son manque d’expérience au plus haut niveau, un discours qui a aussi poursuivi Pirlo après son premier passage à la Juventus.
Mais la fédération argentine a privilégié un coach imprégné de l’identité nationale, respecté dans le vestiaire et capable de mêler jeunes talents et cadres expérimentés.
La flexibilité tactique et l’intelligence émotionnelle de Scaloni ont finalement mis fin à 36 ans de disette en Coupe du monde en 2022.
Maldini et Leonardo misent aujourd’hui sur Pirlo pour reproduire ce même parcours. Ils espèrent que son cerveau d’élite et leur vision partagée finiront par ramener l’Italie sur le toit du monde d’ici 2030.