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FIFA Forward Enterprise : Gianni Infantino abandonne son projet face à la fronde mondiale

Un projet mort-né
Monde
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FIFA Forward Enterprise : Gianni Infantino abandonne son projet face à la fronde mondiale
Infantino

Face aux critiques de l'UEFA, de la Concacaf, de l'AFC, de la CONMEBOL et aux réserves exprimées en interne à la FIFA, Gianni Infantino a annoncé le retrait du projet FIFA Forward Enterprise. Le président de l'instance mondiale estime que les divisions provoquées par cette réforme ne permettent plus de poursuivre l'initiative dans sa forme initiale.

Moins d'une semaine après avoir dévoilé son projet de création de FIFA Forward Enterprise (FFE), Gianni Infantino a finalement fait machine arrière. Dans une déclaration exclusive accordée à Sky News ce vendredi 31 juillet, le président de la FIFA a confirmé l'abandon de cette réforme, qui prévoyait la création d'une nouvelle entité commerciale chargée de gérer les principales compétitions de la FIFA, avec la vente de plus de 20 % de son capital à des investisseurs privés.

« Après avoir écouté attentivement tous les points de vue, il est apparu clairement que ce projet avait créé des divisions d'une nature telle que, quel que soit le niveau de soutien, elles ne servent plus l'objectif recherché au départ », a déclaré Gianni Infantino à Sky News.

Le dirigeant a ajouté que son intention était désormais de réunir l'ensemble des parties prenantes afin de poursuivre le développement du football dans un esprit de consensus.

Une opposition mondiale sans précédent

L'abandon intervient après une mobilisation rarement observée dans l'histoire récente du football international. L'UEFA avait été la première à annoncer un boycott de toutes les compétitions de la FIFA si le projet était maintenu, dénonçant une privatisation de la Coupe du monde et une menace pour l'indépendance de la gouvernance du football.

Dans la foulée, la Concacaf a officiellement rejeté la proposition, invoquant un manque de transparence, une procédure précipitée et des interrogations sur la nécessité d'un tel financement alors que la FIFA dispose déjà d'importantes réserves financières. La Confédération asiatique (AFC) s'est également rangée aux côtés de l'UEFA et de la Concacaf, exprimant ses « sérieuses préoccupations » quant au processus adopté.

Quelques heures avant l'annonce d'Infantino, la CONMEBOL avait adopté une position plus prudente. Sans appeler au boycott, l'instance sud-américaine avait demandé des clarifications sur la gouvernance, la structure et les conséquences du projet, tout en rappelant que « le football passe toujours en premier ».

Une contestation jusque dans les rangs de la FIFA

La pression ne provenait pas uniquement des confédérations. Selon Sky News, plusieurs responsables de la FIFA ont également pris leurs distances avec le projet. Le conseiller principal de Gianni Infantino, Carlos Cordeiro, a présenté sa démission, qualifiant l'opération de « mauvais accord ». Le directeur des opérations de la FIFA, Kevin Lamour, a lui aussi critiqué publiquement une initiative qu'il a présentée comme « le projet d'un seul homme ».

Nouya M'toama

Nouya M'toama |

Editorfr, en

Journaliste polyvalent spécialisé dans l’actualité sportive et politique, il possède une solide expérience dans les médias radio, presse écrite et numériques.

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