FIFA : Gianni Infantino pousse un énorme ouf de soulagement
Malgré la fronde provoquée par son projet financier, Gianni Infantino reste en poste et prépare déjà une nouvelle bataille électorale pour mars 2027.
Gianni Infantino ne fait actuellement l’objet d’aucune procédure officielle de destitution. Selon Le Parisien, aucune motion de défiance n’a été examinée lors des dernières réunions organisées par l’UEFA, malgré la colère provoquée par son projet avorté d’ouverture du capital commercial de la FIFA à des investisseurs privés.
Aucun congrès extraordinaire réclamé
Les statuts de la FIFA permettent pourtant la convocation d’un congrès extraordinaire à la demande de 20 % des 211 associations membres, soit 43 fédérations. Une éventuelle destitution nécessiterait ensuite une majorité d’au moins 106 voix.
Toutefois, aucune fédération, y compris la Fédération française de football, n’a encore engagé cette procédure. L’UEFA demeure extrêmement critique et assure avoir « perdu confiance » en Infantino, mais elle semble désormais privilégier une bataille électorale plutôt qu’une tentative immédiate de renversement.
Le dirigeant italo-suisse entend effectivement se représenter pour un mandat couvrant la période 2027-2031. L’élection est programmée le 18 mars 2027 au Maroc, lors du prochain congrès de la FIFA.
L’Afrique reste son principal soutien
Avant l’éclatement de la crise, les 54 associations membres de la CAF avaient unanimement annoncé leur soutien à Infantino. Plusieurs responsables africains, dont Fouzi Lekjaa, ainsi que des dirigeants d’Égypte, du Niger, de Mauritanie et de RD Congo, ont depuis renouvelé publiquement leur confiance au président sortant.
Le Qatar et les Émirats arabes unis resteraient également favorables à sa réélection. À l’inverse, plusieurs fédérations européennes, notamment celles d’Angleterre, de Finlande, du pays de Galles et de Grèce, ont retiré leur soutien ou réclament un changement de gouvernance.
Lire aussi : Barça : les agents de Julián Álvarez passent à l'action !
La Concacaf, dont les 41 membres avaient initialement appuyé Infantino, réévaluerait désormais sa position. En Asie, la situation apparaît plus partagée. Le prince Ali ben Al-Hussein, président de la Fédération jordanienne, refuse notamment de le soutenir et accuse la FIFA d’avoir utilisé ses aides financières comme moyen de pression politique.
La piste Nasser Al-Khelaïfi refroidie
Le nom de Nasser Al-Khelaïfi a rapidement circulé dans les discussions européennes. Président du Paris Saint-Germain et de l’European Football Clubs, le dirigeant qatari disposerait d’un profil susceptible de réunir une partie de l’Europe et du Moyen-Orient.
Plusieurs responsables de l’UEFA auraient envisagé de le convaincre d’affronter Infantino. Cependant, Nasser Al-Khelaïfi a écarté toute candidature à la présidence de la FIFA. Son entrée dans la course nécessiterait donc un revirement majeur. Pour le moment, aucun adversaire ne s’est officiellement déclaré.
Les villes hôtes réclament 11 millions de dollars
Infantino doit également gérer les réclamations des villes américaines ayant accueilli la Coupe du Monde 2026. Les onze villes concernées assurent que la FIFA leur avait promis une contribution d’un million de dollars chacune pour financer des projets d’héritage local.
Plusieurs semaines après la finale, aucun paiement n’aurait encore été effectué. Les onze villes hôtes américaines attendent donc toujours l’argent promis par la FIFA, alors qu’elles ont déjà supporté d’importantes dépenses liées à la sécurité, aux infrastructures et aux zones réservées aux supporters.
Certaines municipalités envisageraient désormais une action judiciaire. Sans menace immédiate de destitution, l’accumulation de ces crises pourrait néanmoins fragiliser la campagne d’Infantino et transformer l’élection de 2027 en véritable référendum sur sa gouvernance.