Finale de la Coupe du Monde 2030 : ça sent bon pour le Maroc !
Le maire de Madrid s’inquiète de l’offensive marocaine pour la finale du Mondial 2030 et reproche au gouvernement espagnol son manque d’implication.
La bataille autour de la finale de la Coupe du monde 2030 prend une nouvelle dimension. Alors que le Maroc affiche publiquement son ambition d’accueillir le dernier match du tournoi, le maire de Madrid, José Luis Martínez-Almeida, reconnaît désormais que la candidature marocaine représente une menace sérieuse pour la capitale espagnole.
Dans un entretien accordé à Heraldo de Aragón, l’élu madrilène a estimé que Casablanca disposait actuellement de davantage d’arguments dans cette course : « Casablanca a plus de chances que Madrid d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030. » Une prise de position remarquée alors que l’Espagne, le Maroc et le Portugal organiseront conjointement l’essentiel de la compétition.
Martínez-Almeida : « Je ne suis pas optimiste »
Le maire de Madrid est allé plus loin en expliquant son pessimisme. « Je ne suis pas optimiste car j’estime, et c’est tout à fait légitime de la part du Maroc et du roi du Maroc, qu’ils souhaitent cette finale et que, logiquement, je pense qu’ils agissent aux niveaux politique et institutionnel pour y parvenir », a-t-il déclaré.
Martínez-Almeida a également directement critiqué l’action du gouvernement espagnol, en faisant un parallèle avec la situation à Ceuta : « S’il n’est pas capable de défendre la frontière de Ceuta, comment va-t-il défendre la finale du Mondial à Madrid ? » Une déclaration adressée au chef du gouvernement espagnol, Pedro Sánchez.
Le maire de Madrid réclame des « conséquences » en cas d’échec
Pour Martínez-Almeida, perdre l’organisation de la finale constituerait un revers suffisamment important pour susciter des interrogations en Espagne. « Ce que je n’ai pas, ce sont des preuves ou des indices montrant que le gouvernement va dans ce sens. Le fait que la finale n’ait pas lieu à Madrid doit amener à se demander si la Coupe du monde doit avoir lieu ou non. Ce n’est pas à moi de le dire, mais si la finale ne se déroule pas à Madrid, je pense qu’il devrait y avoir des conséquences. »
Madrid mise notamment sur le Santiago Bernabéu, stade du Real Madrid, déjà théâtre de la finale du Mondial 1982. En face, le Maroc défend le futur Grand Stade Hassan II de Benslimane, près de Casablanca, annoncé avec une capacité d’environ 115 000 places. Son achèvement est prévu avant 2030, ce qui doit permettre au Royaume de tester l’enceinte avant le tournoi.
Fouzi Lekjaa maintient la pression pour Benslimane
Ces déclarations interviennent quelques jours après une nouvelle sortie de Fouzi Lekjaa. Le président de la Fédération royale marocaine de football avait assuré : « Nous mobiliserons toutes les institutions et tous les Marocains pour que le Maroc accueille la finale de la Coupe du monde 2030. Que cela plaise ou non, que certains le veuillent ou non. » Lekjaa avait déjà réaffirmé avec force l’ambition marocaine pour la finale.
Une dizaine de jours auparavant, le dirigeant marocain avait été encore plus catégorique : « La province de Benslimane aura l’honneur d’accueillir la finale de la Coupe du monde 2030 », allant également jusqu’à répondre aux informations venues d’Espagne : « Chaque jour, j’entends les blablas de Marca… La finale sera à Benslimane, au stade Hassan II. »
Malgré cette bataille de communication, le dossier reste officiellement ouvert. La FIFA a rappelé en septembre qu’aucune décision définitive n’avait encore été prise concernant le stade de la finale et qu’elle trancherait « en temps voulu ». À quatre ans du tournoi, le duel entre le projet marocain de Benslimane et les candidatures espagnoles reste donc entier.
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