La CAF va examiner le projet controversé d’Infantino
Sollicitée par la FIFA, la Confédération Africaine de Football (CAF) n’a encore ni approuvé ni rejeté le projet. Son comité exécutif l’étudiera la semaine prochaine.
Dévoilé par The Times puis présenté officiellement par la FIFA, le projet FIFA Forward Enterprise prévoit la création d’une filiale regroupant les droits audiovisuels, le sponsoring, la billetterie, les licences et l’organisation commerciale de ses tournois, dont la Coupe du monde. Évaluée à 20 milliards de dollars, cette structure pourrait céder jusqu’à 20 % de son capital à des investisseurs privés et lever 4,2 milliards de dollars.
La FIFA assure toutefois qu’elle conserverait le contrôle de la société ainsi que l’ensemble des décisions sportives et réglementaires. Ces garanties n’ont pas empêché l’UEFA, la FFF, la Confédération asiatique et la Concacaf d’exprimer de sérieuses réserves concernant la transparence, la gouvernance et l’arrivée d’intérêts privés dans l’exploitation commerciale des compétitions.
La CAF temporise avant de se prononcer
La Confédération africaine a adopté une position plus mesurée. « Le président de la CAF, Dr Patrice Motsepe, tiendra une réunion du Comité Exécutif de la CAF la semaine prochaine afin, entre autres, d’examiner et d’évaluer l’initiative proposée “FIFA Forward Enterprise” », indique son communiqué. Les fédérations africaines sont également invitées à étudier la proposition et à participer aux consultations.
Cette prudence s’explique notamment par les moyens financiers promis. En cas d’approbation, chaque fédération pourrait accéder à une enveloppe exceptionnelle pouvant atteindre 20 millions de dollars, tandis que le financement régulier prévu pour la période 2027-2030 passerait de 8 à 20 millions. Pour le football africain, l’opportunité économique apparaît donc considérable. La CAF devra néanmoins déterminer si ces ressources compensent les risques liés à une privatisation partielle des activités commerciales de la FIFA.