Ligue des champions CAF : les grands absents de l'édition 2026-2027
La Ligue des champions de la CAF 2026-2027 se prépare à vivre une édition privée de plusieurs monuments du football africain. Une situation qui interpelle.
À quelques semaines du début de la phase de groupes, le plateau de la Ligue des champions de la CAF a perdu une partie de ses affiches les plus populaires. Certains clubs historiques n'ont pas obtenu leur billet à l'issue des compétitions nationales, tandis que d'autres sont tombés lors des éliminatoires. Cette accumulation d'absences risque de peser sur l'intérêt médiatique et populaire du tournoi.
Al Ahly, Wydad, Raja et Sundowns : une édition sans plusieurs géants
Le symbole le plus fort reste Al Ahly, recordman de l'épreuve avec douze titres, qui ne participera pas à la C1 africaine pour la première fois depuis 2003. Le club égyptien, troisième de son championnat, disputera cette saison la Coupe de la Confédération.
Le football marocain sera également privé de plusieurs représentants prestigieux : le Wydad Casablanca, le Raja Casablanca et l'AS FAR, pourtant finaliste de la précédente édition, ne se sont pas qualifiés pour cette Ligue des champions. Au Nigeria, Enyimba, double champion d'Afrique, manque lui aussi à l'appel, les billets nationaux ayant été obtenus par Enugu Rangers et Rivers United.
À ces absences s'ajoute un véritable séisme sportif : Mamelodi Sundowns, tenant du titre, a été éliminé vendredi 23 octobre par le club angolais Wiliete. Après un 0-0 à l'aller et un 1-1 au retour en Afrique du Sud, les Sud-Africains ont quitté la compétition sur la règle des buts à l'extérieur. Une sortie d'autant plus retentissante que Sundowns avait participé aux onze précédentes phases de groupes.
La CAF doit-elle repenser son système de qualification ?
Le règlement actuel privilégie les résultats des championnats nationaux, puis impose des tours préliminaires pour accéder à une phase de groupes limitée à seize équipes. Ce principe récompense le mérite sportif : un grand nom ne peut pas revendiquer une place simplement grâce à son histoire. L'exploit de Wiliete prouve d'ailleurs que ce système permet à de nouveaux clubs de bousculer la hiérarchie.
Mais l'absence simultanée d'autant de poids lourds pose une question légitime à la compétition continentale : comment préserver son attractivité sans sacrifier l'équité ? Un élargissement de la phase de groupes, des qualifications repensées ou une meilleure valorisation des performances continentales sur plusieurs saisons pourraient nourrir le débat. Ces options nécessiteraient toutefois une étude sérieuse des calendriers, des déplacements et des ressources des clubs.
Malgré ces absences, la compétition conserve de solides prétendants, et le renouvellement du plateau peut aussi révéler de nouvelles puissances. Pour la CAF, l'enjeu est donc moins de protéger les institutions que de construire une Ligue des champions à la fois ouverte, compétitive et attractive.
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