Protéger l’équipe : dans les coulisses de la décision de Mo Salah d’expulser un journaliste du camp égyptien
Mohamed Salah a expulsé un journaliste du camp égyptien lors de la Coupe du monde samedi après une question irrespectueuse visant le défenseur Mohamed Hany.
La tension a éclaté après la victoire dramatique de l’Égypte en 32e de finale face à l’Australie, les Pharaons s’imposant 4-2 aux tirs au but après un match exténuant conclu sur un score de 1-1. Dans la zone mixte d’après-match, un journaliste a déclenché la colère générale en posant au défenseur Ramy Rabia une question particulièrement provocatrice :
« Allez-vous marquer votre coéquipier Mohamed Hany lors du prochain match ? »
Cette question moqueuse visait directement Hany, malheureux auteur de deux buts contre son camp lors de la phase de groupes puis en éliminatoires face à la Belgique et l’Australie.
Le leadership protège le groupe
Ce commentaire toxique n’a pas été du goût des cadres de l’équipe. Selon un rapport exclusif du média sportif arabe Erem News, le capitaine de la sélection Mohamed Salah est immédiatement intervenu pour défendre son coéquipier.
L’attaquant vedette a exigé du président de la Fédération égyptienne de football Hany Abo Rida et du manager général Ibrahim Hassan la révocation définitive de l’accréditation du journaliste. Abo Rida a sèchement réprimandé le reporter sur-le-champ, tandis qu’Ibrahim Hassan a ordonné son exclusion totale de la délégation officielle et a ignoré toutes les tentatives d’excuses ultérieures.
Interdit d’accès à l’hôtel
Membre des médias désormais blacklisté, le journaliste a tenté désespérément de sauver sa place dans le tournoi en se rendant directement au siège officiel de la sélection.
Il a essayé d’approcher Hany pour présenter des excuses publiques devant l’ensemble du groupe, mais la sécurité de l’équipe lui a fermement refusé l’accès. Hassan a depuis émis une directive stricte interdisant totalement à l’individu d’entrer dans la résidence de l’équipe, sur les terrains d’entraînement ou dans les zones presse désignées pour tout le reste du tournoi.
Unis sous la pression
Serrer les rangs face à une presse hostile est une tradition bien ancrée chez les sélections ambitieuses lors des grandes échéances mondiales.
Ce black-out médiatique défensif rappelle immédiatement la campagne légendaire de la France en 1998, quand le sélectionneur Aimé Jacquet avait boycotté le quotidien sportif L’Équipe en raison de critiques incessantes.