Équipe d’Algérie : l’identité du futur sélectionneur se précise
Trois candidats restent en course pour succéder à Vladimir Petkovic, mais un profil semble désormais avoir pris une longueur d’avance auprès de la FAF.
Vladimir Petkovic quitte les Verts un peu plus de deux ans après sa nomination. Son contrat, prolongé jusqu’en 2028, devait encore courir pendant un peu moins de deux saisons. Une rupture unilatérale aurait pu coûter plusieurs millions d’euros à la Fédération algérienne de football. Le Suisse a toutefois accepté une séparation à l’amiable et ne percevra que trois mois de salaire, soit environ 480 000 euros, au lieu de l’intégralité des rémunérations restantes. Cette issue limite fortement la facture de la FAF.
Trois finalistes aux qualités très différentes
Le Collège technique national a retenu Rafael Benítez, Tom Saintfiet et Félix Sánchez Bas pour prendre les rênes de l’équipe nationale d’Algérie. Benítez possède le CV le plus prestigieux, avec une Ligue des champions remportée avec Liverpool et deux titres de champion d’Espagne avec Valence. Son profil paraît toutefois davantage adapté aux clubs et ses exigences financières pourraient peser. Saintfiet dispose du plus important vécu africain. Francophone, le Belge a notamment dirigé la Gambie et le Mali. Sánchez présente, lui, les principes de jeu les plus séduisants. Formé au FC Barcelone, il a travaillé avec les jeunes avant de diriger le Qatar, champion d’Asie en 2019, puis l’Équateur.
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Félix Sánchez, le choix de la reconstruction
Selon les dernières informations, Sánchez serait désormais le favori. Ses prétentions salariales seraient inférieures à celles des deux autres candidats et compatibles avec la nouvelle politique financière de la FAF. L’Espagnol sort d’une expérience décevante avec l’Équateur, mais l’Algérie pourrait lui permettre de relancer sa cote. Habitué à développer les jeunes tout en conservant des cadres expérimentés, il semble capable d’organiser une transition progressive. Son football privilégie la possession, les sorties de balle maîtrisées et l’occupation rationnelle des espaces. Admirateur de Pep Guardiola, il ne reproduit cependant pas exactement son modèle. Sa maîtrise limitée du français demeure néanmoins une interrogation importante pour la transmission de ses consignes.
Un contrat court et quatre matchs dès septembre
La FAF doit désormais agir rapidement. Les éliminatoires de la CAN 2027 commenceront en septembre avec deux rencontres officielles, auxquelles devraient s’ajouter deux matchs amicaux. Le futur sélectionneur devra profiter de cette fenêtre pour installer ses principes et évaluer son groupe. Un contrat de deux ans maximum, accompagné de bilans réguliers, paraît plus prudent. Les objectifs devront être précis, ambitieux et mesurables, sans être minimalistes ni irréalistes. Cette méthode permettrait d’évaluer réellement son travail et d’éviter les erreurs commises dans la gestion du contrat de Petkovic.