RDC : difficultés sanitaires et préparation brouillée, les Léopards à l’heure des doutes avant le Mondial

RDC : difficultés sanitaires et préparation brouillée, les Léopards à l’heure des doutes avant le Mondial
Afrique
Nouya M'toama
Nouya M'toama
Rédacteur des actualités
RDC : difficultés sanitaires et préparation brouillée, les Léopards à l’heure des doutes avant le Mondial
RDC

Cinquante-deux ans après leur dernière apparition, la République Démocratique du Congo s’apprête à retrouver la Coupe du monde dans un contexte loin d’être idéal. Les inquiétudes sanitaires, une préparation désorganisée et des résultats décevants en matchs amicaux plongent les Léopards dans un climat d’incertitude à l’approche du Mondial 2026. À quelques jours de leur entrée en lice, l’élan historique de la qualification contraste fortement avec les doutes qui entourent le groupe.

Avant même les questions tactiques, c’est un épisode extra-sportif qui a perturbé la délégation congolaise. Après leur qualification, les Léopards ont été confrontés à une épidémie d’Ebola survenue dans leur pays, entraînant des restrictions et des inquiétudes autour de leur arrivée en Amérique. Le match amical prévu contre le Chili en Espagne a ainsi été annulé par les autorités locales, invoquant des préoccupations sanitaires liées à cette épidémie en RDC.

La décision, prise par la municipalité de La Línea de la Concepción, a été justifiée par un principe de précaution, malgré des avis sanitaires européens jugés rassurants. Le choc est d’autant plus fort que la situation a entraîné une série de délocalisations : de la Belgique à la France, la rencontre a finalement été disputée à huis clos à Orléans, loin du public et dans une atmosphère de précipitation logistique.

Un contexte qui a empêché les Léopards de travailler dans la continuité et d’installer un cadre de préparation stable à quelques jours d’un tournoi majeur.

Des résultats inquiétants sur le terrain

Sur le plan sportif, les signaux ne sont guère plus rassurants. Face au Danemark, la RDC a concédé un match nul (0-0), dans une rencontre globalement dominée par les Scandinaves. Malgré quelques situations offensives, l’efficacité a une nouvelle fois fait défaut.

Le duo offensif composé de Cédric Bakambu et Yoane Wissa n’a pas réussi à faire la différence, illustrant un problème récurrent dans la finition. Même les rares éclairs sont venus d’ailleurs, notamment de Joris Kayembe, dont la tentative en fin de match a frôlé l’ouverture du score.

Quelques jours plus tard, face au Chili, le scénario s’est encore compliqué. Malgré une première période maîtrisée, les Léopards ont cédé après la pause avant de réduire l’écart, sans parvenir à éviter la défaite (1-2). Une nouvelle fois, la finition a fait défaut dans les moments clés.

Une attaque en panne chronique

La tendance qui inquiète le plus, c'est une attaque muette sur plusieurs rencontres, et un seul but inscrit récemment… par un défenseur. Un constat qui met en lumière un chantier offensif toujours ouvert pour le sélectionneur Sébastien Desabre.

Les automatismes peinent à se mettre en place, les combinaisons restent approximatives et la dernière passe manque de justesse. Une fragilité d’autant plus problématique que le groupe K du Mondial s’annonce relevé.

La RDC devra y affronter le Portugal de Cristiano Ronaldo, la Colombie et l’Ouzbékistan. Trois adversaires aux profils différents, mais tous capables de punir la moindre approximation.

Espoirs et urgence de réaction

Tout n’est pas à jeter pour autant. La solidité défensive observée par séquences, notamment face au Danemark, et le parcours qualificatif rappellent que ce groupe possède des ressources mentales solides.

Mais à ce niveau, le talent seul ne suffit plus. L’approche du Coupe du monde 2026 impose une montée en puissance immédiate. Car face aux cadors mondiaux, les occasions ne se multiplient pas. À huit jours de leur entrée en lice, les Léopards ne disposent plus que d’une marge réduite pour corriger leurs manques offensifs.

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