Real Madrid Javier Tebas relance les hostilités avec Florentino Pérez
Javier Tebas a de nouveau ciblé le Real Madrid et Florentino Pérez, tout en alertant sur un football européen à deux vitesses.
La tension entre Javier Tebas et le Real Madrid connaît un nouvel épisode. Invité de la Première Conférence nationale sur le journalisme et le sport organisée en Galice, le président de LaLiga a une nouvelle fois contesté la vision du football défendue par Florentino Pérez et le club madrilène.
Dans des propos rapportés par le quotidien espagnol AS, Tebas a qualifié le Real Madrid d’« équipe la plus rebelle d’Espagne ». Une formule qui résume des années de désaccords entre les deux camps sur la gouvernance du football espagnol, la répartition des revenus et surtout l’avenir des compétitions européennes.
Tebas remet la menace d’une « autre Super Ligue » au centre du débat
Le dirigeant espagnol est notamment revenu sur le projet de Super Ligue porté pendant plusieurs années par Florentino Pérez. « Une autre Super Ligue est en train de se mettre en place, au ralenti », a-t-il averti, estimant que l’évolution actuelle du football européen pourrait progressivement conduire à un système favorisant les clubs disposant des plus grandes ressources.
Le contexte a pourtant profondément changé en 2026. En février, le Real Madrid, l’UEFA et European Football Clubs ont annoncé un accord de principe destiné notamment à mettre fin à leurs différends juridiques liés à l’ancien projet de Super Ligue. Le dossier tel qu’il avait été lancé en 2021 a donc perdu son principal soutien institutionnel, mais Tebas estime que le risque d’un football à deux vitesses n’a pas disparu.
Le Real Madrid et Tebas s’étaient déjà affrontés en septembre
Cette nouvelle sortie intervient seulement quelques semaines après un autre conflit particulièrement virulent. Fin septembre, le Real Madrid avait publié un long communiqué contre Javier Tebas, accusant le patron de LaLiga d’utiliser sa fonction pour attaquer publiquement le club après les critiques madrilènes concernant l’arbitrage.
Tebas défend de son côté un modèle dans lequel les grandes puissances économiques restent intégrées à un ensemble plus large. Il a comparé des clubs comme le Real Madrid ou le FC Barcelone à des « locomotives », tout en insistant sur la nécessité de préserver les « wagons », c’est-à-dire les formations de dimension plus modeste qui participent à l’équilibre des compétitions.
Les droits TV au cœur de sa défense du modèle espagnol
Le président de LaLiga a également défendu le système actuel de répartition des droits télévisés en Espagne. Selon lui, la compétitivité d’un championnat ne peut pas uniquement reposer sur la puissance commerciale de ses deux ou trois clubs les plus importants. L’objectif affiché reste de maintenir un écart économique suffisamment maîtrisé pour permettre aux autres équipes de rester compétitives.
Tebas n’a en revanche pas souhaité intervenir dans la polémique concernant le prix des billets du prochain Clásico, estimant que cette question dépend directement des clubs. Sa nouvelle charge confirme néanmoins que, malgré l’apaisement institutionnel autour de l’ancienne Super Ligue, le désaccord de fond avec Florentino Pérez sur le modèle économique et politique du football européen reste loin d’être refermé.
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