Récapitulatif de la Coupe du monde 2026 : gloire espagnole, magie africaine, Messi brisé, records pulvérisés et fureur autour de la VAR
L’Espagne a vaincu l’Argentine à New Jersey le 19 juillet pour décrocher la Coupe du monde 2026, concluant le spectaculaire tournoi historique à 48 équipes d’Amérique du Nord.
La Roja a scellé son deuxième titre mondial grâce à une victoire 1-0 en prolongation face à l’Argentine au MetLife Stadium, portée par une discipline tactique irréprochable.
L’équipe de Luis de la Fuente a dicté le rythme de la finale du début à la fin, ne laissant à l’Argentine aucun tir cadré avant la 115e minute. Le super-remplaçant Ferran Torres a porté l’estocade à la 106e minute en reprenant de la tête une remise de Nico Williams consécutive à un centre de Pedro Porro.
L’Argentine a terminé à dix après l’expulsion d’Enzo Fernandez en fin de temps réglementaire, tandis que le gardien Emiliano Martinez a multiplié les parades pour maintenir les siens à flot.
Ballon d’or et records individuels pulvérisés
Ce tournoi élargi à 104 matches a vu tomber des records individuels impressionnants. Le général du milieu Rodri a décroché le Ballon d’or, tandis que son coéquipier Pau Cubarsi repart avec le trophée de Meilleur Jeune Joueur et Unai Simon avec le Gant d’or.
Kylian Mbappé, côté français, s’est emparé du Soulier d’or avec 10 buts, portant son total en Coupe du monde à un record absolu de 22 réalisations.
Dans le même temps, Lionel Messi a marqué huit buts durant la compétition, portant son total historique à 21 avant de quitter la pelouse en larmes. Côté créativité, le Français Michael Olise a délivré 7 passes décisives, dépassant le record légendaire de Pelé en 1970.
Magie des outsiders, débats sur la VAR et records commerciaux
Le format à 48 équipes a été un immense succès sportif malgré les doutes initiaux. Des surprises comme le Cap-Vert, le Congo et Curaçao ont captivé les fans du monde entier, le Cap-Vert tenant l’Espagne en échec lors du match d’ouverture et poussant l’Argentine en prolongation.
Les nations arabes et africaines ont marqué l’histoire avec 18 qualifiés au total. Le Maroc a atteint les quarts de finale, tandis que l’Égypte s’est hissée en huitièmes avant de s’incliner face à l’Argentine lors d’un match entaché d’une polémique VAR après un but annulé.
Les chiffres commerciaux ont atteint des sommets inédits : Forbes a confirmé un record d’affluence avec 6 810 966 spectateurs et le montant total des primes fédérales est monté à 871 millions de dollars.
Un thriller anglais record
Avant le dénouement final, l’Angleterre a décroché la troisième place au terme d’un match fou remporté 6-4 contre la France. Bukayo Saka a signé un triplé sensationnel, tandis que Mbappé a marqué à deux reprises. Ce feu d’artifice offensif a offert aux Three Lions leur meilleur classement en Coupe du monde depuis le sacre mythique de 1966.
Le triomphe de l’Espagne à New Jersey s’est bâti sur une assise défensive infranchissable. La Roja n’a concédé qu’un seul but en huit rencontres éreintantes, portant sa série d’invincibilité à l’incroyable total de 38 matches.
Cette solidité défensive rappelle l’épopée espagnole de 2010 en Afrique du Sud, où la sélection s’était également appuyée sur un groupe compact et un but libérateur en prolongation, signé cette fois-là par Andrés Iniesta pour décrocher sa première étoile.
Mieux encore, l’Espagne entre dans l’histoire en devenant la première nation à détenir simultanément les titres de champion du monde masculin et féminin, après le sacre des femmes en 2023.