Stade Taïeb-Mehiri de Sfax : une homologation qui tombe à pic pour le football tunisien
L’homologation du stade Taïeb-Mehiri de Sfax par la CAF, désormais classé en catégorie 3, constitue une nouvelle particulièrement bienvenue pour le football tunisien.
Elle prend de l’ampleur avec la dégradation de l’infrastructure au pays où les meilleures enceintes peinent à répondre aux standards exigés pour les compétitions internationales.
Faire souffler le stade de Rades
La catégorie 3 attribuée par la CAF ne signifie pas que le Taïeb-Mehiri peut automatiquement accueillir toutes les compétitions africaines, mais elle confirme que l’enceinte sfaxienne répond désormais à un niveau d’exigences permettant l’organisation de certaines rencontres internationales.
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Cette homologation prend une importance particulière dans un pays confronté à une situation infrastructurelle délicate : les stades de Sousse, Monastir, El Menzah, Enneifer ou encore le 15-Octobre de Bizerte ne constituent pas aujourd’hui des solutions pleinement disponibles pour les mêmes besoins internationaux.
Le Stade Hamadi Agrebi de Rades reste la “seule” enceinte qui pouvait accueillir des matchs d’un aussi haut calibre, notamment celles de la sélection tunisienne. Avec l’homologation de Sfax, il est désormais possible d’y organiser le match Tunisie-Libye, comptant pour les qualifications de la CAN 2027, le 13 novembre prochain.

Une alternative précieuse pour les clubs tunisiens
Cette décision représente également une bonne nouvelle pour les clubs. Le Club Sportif Sfaxien pourrait notamment recevoir ses adversaires continentaux au Taïeb-Mehiri s’il atteint la phase de groupes de la Coupe de la Confédération. Idem pour le match retour du deuxième tour préliminaire contre les Ivoiriens de l’Académie Amadou Diallo.
L’enjeu concerne aussi l’Espérance Sportive de Zarzis, appelée à utiliser cette enceinte pour ses rencontres interclubs africaines en l’absence d’une autre solution adaptée. Le club sudiste va d’ailleurs accueillir le Real Bamako du Mali, ce samedi, dans ce stade.
Le retour du Taïeb-Mehiri dans le paysage continental permettrait de mieux répartir les rencontres et d’éviter que Radès ne soit systématiquement sollicité. En attendant qu’un jour, les autorités décident enfin de moderniser les infrastructures sportives du pays.