Un coup dur pour Al Ahly ! La CAF met fin au plan d’expansion continentale de l’Égypte
La Confédération africaine de football (CAF) a officiellement rejeté une proposition formelle de la Fédération égyptienne de football (EFA) visant à augmenter le nombre d’équipes participantes dans ses prestigieuses compétitions de clubs dès la saison 2026/27.
Selon une source officielle de la CAF citée par le média sportif marocain de référence El Botola, le Comité des compétitions de l’instance continentale a catégoriquement écarté la note de restructuration déposée par l’EFA.
La fédération égyptienne avait annoncé publiquement son projet ambitieux jeudi dernier, avant de le soumettre officiellement à la CAF dimanche. Le plan visait à bouleverser le paysage du football de clubs africain en offrant aux nations élites, historiquement dominantes, une place supplémentaire en Ligue des champions de la CAF et en Coupe de la Confédération.
Selon ce système proposé :
- Les nations les mieux classées aligneraient trois équipes au lieu des deux habituelles.
- Les troisièmes équipes nouvellement qualifiées devraient batailler dès les rudes tours préliminaires à élimination directe.
Al Ahly privé d’un repêchage en Ligue des champions
La plus grande victime du rejet expéditif de la CAF n’est autre que l’ogre du Caire, Al Ahly. Les Diables Rouges, indiscutés rois du continent avec un record de 12 titres en Ligue des champions CAF, ont vécu une saison nationale frustrante, conclue à une décevante troisième place en Premier League égyptienne.
Selon la réglementation actuelle de la CAF, une troisième place condamne automatiquement un club à la « seconde division » continentale : la Coupe de la Confédération. Si le plan d’expansion de l’EFA avait été validé, il aurait offert un parachute doré immédiat à Al Ahly, leur rendant rétroactivement leur place en Ligue des champions.
Au lieu de cela, le géant africain doit désormais se résoudre à disputer les équivalents des « jeudis soir européens » sur le continent africain.
Pourquoi la CAF a posé ses limites
La machine administrative de la CAF n’a pas traîné pour neutraliser la proposition. La Direction des compétitions a examiné la lettre de l’EFA dimanche et a immédiatement recommandé son rejet total.
Le comité a rédigé un mémo officiel détaillant les failles logistiques et structurelles du projet, transmis directement au Secrétaire général de la CAF, Samson Adamu.
Des sources internes soulignent que redessiner les contours des tournois en cours de cycle pour pallier des anomalies domestiques créerait un dangereux précédent administratif, que la direction de la CAF refuse catégoriquement d’envisager.
Le danger des manipulations réglementaires
La résistance intransigeante de la CAF à ce changement soudain de règlement met en lumière une réalité historique de la gouvernance sportive mondiale. À chaque fois qu’une instance continentale modifie ses coefficients structurels ou ses critères d’accès en plein cycle, elle entame gravement l’intégrité compétitive du sport.
Statistiquement, le football européen a connu une crise similaire au milieu des années 2000, lorsque des fins de saison dynamiques privaient parfois les grands clubs de la Ligue des champions de l’UEFA.
Lorsque Liverpool a remporté la couronne européenne en 2005 mais terminé cinquième en championnat, l’UEFA a accordé une dérogation stricte et unique pour leur permettre de défendre leur titre dès le premier tour qualificatif, tout en maintenant fermement la limite des quatre clubs anglais pour éviter l’engorgement du calendrier.
En refusant d’assouplir le cadre 2026/27 pour l’Égypte, la CAF envoie un message clair : la stabilité structurelle et la rigidité des critères de qualification priment sur le poids commercial de ses clubs les plus titrés.
À Al Ahly de conquérir la Coupe de la Confédération pour retrouver sa stature continentale.