Choquant : l’Europe pourrait boycotter la Coupe du monde 2026 !
Le paysage mondial du football retient son souffle face à ce qui pourrait devenir la crise la plus explosive de ces dernières décennies. Le président de la FIFA, Gianni Infantino, s’apprête en effet à avancer sur une réforme financière qui pousse les puissances européennes à brandir ouvertement la menace d’un boycott de la Coupe du monde.
Au cœur de la tempête, une proposition visant à créer une nouvelle entité commerciale — provisoirement baptisée FIFA Forward Enterprise — qui regrouperait les actifs les plus précieux de l’organisation ainsi que toute son infrastructure opérationnelle. La valeur estimée de cette structure s’élève à 20 milliards de dollars, et la FIFA envisage de vendre jusqu’à 20 % de cette entité à des investisseurs privés. Un tel accord pourrait injecter environ 4,2 milliards de dollars dans les caisses de l’instance dirigeante.
Les garanties de la FIFA peinent à convaincre alors que l’Europe se mobilise
Malgré les efforts rapides de la FIFA pour minimiser les inquiétudes — assurant que l’autorité opérationnelle sur les compétitions, les calendriers, la réglementation et la gouvernance resterait entre ses mains, quel que soit le niveau d’investissement externe —, le mal est fait. De l’autre côté de l’Atlantique, l’UEFA a répliqué par une condamnation cinglante, accusant la FIFA d’avoir franchi une ligne rouge que beaucoup pensaient inviolable dans le football européen.
Mais ce qui irrite le plus, ce n’est pas tant la perspective de voir l’argent privé s’infiltrer dans les plus hautes sphères du jeu, que le voile d’opacité qui entoure toute l’opération. Les responsables européens exigent des réponses que la FIFA tarde à offrir : qui, précisément, tirera profit de ce montage ? Quels sont les acteurs tapis dans l’ombre derrière ce projet ?
Selon les informations de Sky News et du journaliste Rob Harris, l’alarme est telle au sein des associations membres de l’UEFA qu’une réunion d’urgence virtuelle a été convoquée pour la fin de la semaine. L’ordre du jour est lourd, et ce qui était impensable hier est désormais envisagé : un boycott coordonné de la Coupe du monde n’est plus exclu.
Face à l’UEFA, Thrive Eternal, le fonds d’investissement dirigé par Joshua Kushner, fait figure de favori pour acquérir la part minoritaire. JPMorgan, acteur incontournable de la finance internationale, a été mandaté comme conseil de la FIFA pour l’opération — un tandem qui ne rassure pas les sceptiques.
De son côté, la FIFA continue de présenter l’opération comme un bond philanthropique pour le football mondial. Le discours est simple : l’argent privé doit permettre de financer le développement global du football, avec à la clé un doublement potentiel des fonds alloués aux fédérations nationales — passant de 8 à 20 millions de dollars par cycle quadriennal entre 2027 et 2030, pour atteindre ensuite 24 millions. Sur le papier, la promesse est alléchante.
Mais pour l’establishment footballistique européen, le compte n’y est pas. La perspective de chèques plus conséquents est éclipsée par des craintes existentielles : perte de contrôle, manque de transparence, et menace sur l’âme d’un sport historiquement réfractaire à l’argent extérieur. À l’approche du sommet d’urgence de l’UEFA, une question brûle toutes les lèvres : Infantino parviendra-t-il à garder le cap dans la tempête, ou le football mondial est-il sur le point de se fracturer ?