Coupe du monde 2026 : Mehdi Taremi critique l’ensemble du tournoi !
La frustration qui couvait au sein du camp iranien a finalement trouvé voix par l’intermédiaire du capitaine Mehdi Taremi, qui a lancé une attaque cinglante contre la FIFA et son président Gianni Infantino à l’issue du coup de sifflet final de leur troisième rencontre de phase de groupes face à l’Égypte. Ce match, qui s’est soldé par un nouveau match nul—le troisième consécutif du tournoi pour l’Iran—laisse la sélection dans l’incertitude, désormais contrainte d’attendre fébrilement les autres résultats pour savoir si son aventure en Coupe du monde se poursuivra jusqu’aux seizièmes de finale.
Mais ce n’est pas seulement le score qui a alimenté la colère de Taremi. S’adressant aux journalistes en zone mixte, l’attaquant a déversé un torrent de reproches sur ce qu’il qualifie de cauchemar logistique ayant miné son équipe dès le début. Selon Taremi, les problèmes ont commencé bien avant le coup d’envoi. L’Iran devait initialement établir son camp de base à Tucson, en Arizona, mais ces plans ont été brusquement annulés fin mai. La raison ? L’escalade des tensions militaires entre les États-Unis et l’Iran a contraint l’équipe à relocaliser en urgence son camp à Tijuana, au Mexique—un bouleversement de dernière minute qui a donné le ton à tout ce qui a suivi.
Taremi n’a pas mâché ses mots, insistant sur le fait que la FIFA portait l’entière responsabilité de la gestion de ces problèmes, tout en ayant totalement failli à sa mission. Il a évoqué un moment survenu en début de tournoi, lorsque Infantino s’est personnellement rendu dans les vestiaires iraniens après le match d’ouverture contre la Nouvelle-Zélande, leur adressant un message se voulant rassurant : « Ce n’est que le début, » leur avait alors lancé le président de la FIFA. Mais à l’approche de la fin de la phase de groupes, Taremi déplore que rien n’ait changé—le même chaos, la même négligence.
Peut-être l’aspect le plus absurde de cette saga est-il l’absence du personnel logistique iranien. Selon Taremi, ces membres n’ont jamais obtenu de visas d’entrée, obligeant les joueurs à se débrouiller seuls lors de trajets incessants entre Tijuana et les stades. Pour une équipe déjà plombée par le poids des tensions géopolitiques, ce fardeau administratif s’avère presque insupportable.