La malédiction des 70 ans : la terrifiante poisse du Ballon d'Or qui menace le rêve mondial de la France
Didier Deschamps mène la France dans les phases finales de la Coupe du monde 2026 cette semaine, avec l’ambition de vaincre une malédiction individuelle tristement célèbre.
Selon le célèbre quotidien français Le Parisien, une tendance historique étrange hante le football depuis la création du Ballon d'Or en 1956. Aucun joueur élu meilleur joueur de l'année n'a jamais réussi à soulever le trophée de la Coupe du monde l'année civile suivant immédiatement sa consécration individuelle.
Ousmane Dembélé, qui a remporté le prestigieux trophée en 2025 après avoir mené le Paris Saint-Germain à un titre historique en Ligue des champions, porte désormais ce lourd héritage aux côtés des superstars Kylian Mbappé et Michael Olise.
Des décennies de cruelles désillusions
Le journal français rappelle que ce phénomène singulier a frappé des légendes de différentes époques. L’icône du Real Madrid Alfredo Di Stéfano en fut la toute première victime, lorsque l’Espagne échoua totalement à se qualifier pour le tournoi de 1958.
Des décennies plus tard, l’attaquant danois Allan Simonsen connut le même sort, manquant complètement l’édition 1978.
Même dans l’histoire du football français, la légende Michel Platini a succombé à cette malédiction en 1986. Malgré son arrivée au Mondial mexicain après avoir remporté trois Ballon d'Or consécutifs, son milieu de terrain étoilé a buté en demi-finales face à l’Allemagne de l’Ouest.
Évasions miraculeuses et coups du sort
Statistiquement, le joueur de l’année en titre n’a réussi à atteindre la grande finale que cinq fois en dix-sept éditions du tournoi. Lors de la dernière édition en 2022, Lionel Messi a soulevé le trophée avec l’Argentine, mais seulement parce que Karim Benzema avait remporté le Ballon d'Or quelques mois plus tôt.
Fait crucial : l’attaquant français avait dû déclarer forfait pour ce Mondial suite à une blessure à l’entraînement, laissant donc la malédiction techniquement intacte pour les joueurs actifs.
Défier le poids de l’histoire
Défier de telles dynamiques historiques exige une résilience psychologique et physique maximale de la part du leader d’une équipe. On trouve un parallèle saisissant dans l’épopée dramatique de Roberto Baggio en 1994 avec l’Italie. Baggio est arrivé aux États-Unis en tant que Ballon d'Or 1993 incontesté, portant littéralement la Squadra Azzurra jusqu’en finale grâce à des buts décisifs face au Nigeria, à l’Espagne et à la Bulgarie.
Mais la malédiction a frappé de la manière la plus cruelle possible : son penalty manqué lors de la séance de tirs au but a offert le trophée au Brésil. Dembélé doit désormais exploiter sa vitesse fulgurante et sa créativité pour éviter d’inscrire son nom aux côtés de Baggio et Platini dans l’histoire des rendez-vous manqués de la Coupe du monde.