Manchester City : l’immunité diplomatique du président au cœur du dossier
Le dossier opposant Manchester City à la Premier League pourrait prendre une nouvelle dimension. Alors que le club anglais fait face à d’éventuelles sanctions pour des infractions présumées aux règlements du championnat, le statut particulier de son président Khaldoon Al Mubarak pourrait compliquer la situation. Selon le Financial Times, le dirigeant bénéficie d’une immunité diplomatique au Royaume-Uni.
Al Mubarak inscrit comme diplomate depuis 2020
Khaldoon Al Mubarak est président de Manchester City, mais il occupe également de hautes fonctions au sein du gouvernement des Émirats arabes unis. D’après les informations du Financial Times, son nom figure depuis 2020 sur la liste des diplomates accrédités au Royaume-Uni.
Ce statut lui accorderait une protection contre les procédures pénales ainsi que contre la plupart des affaires susceptibles d’être portées devant les tribunaux britanniques. Cette situation pourrait devenir un élément important si les procédures visant les responsables du club devaient prendre une dimension judiciaire.
Manchester City conteste toujours les accusations
La Premier League a récemment annoncé que Manchester City avait été reconnu coupable des différents manquements qui lui étaient reprochés dans le cadre de son dossier disciplinaire. La sanction définitive n’a cependant pas encore été précisée. Parmi les possibilités évoquées figurent notamment un retrait de points, voire une relégation. Les dirigeants susceptibles d’avoir été impliqués dans les faits concernés pourraient également être confrontés à l’Independent Football Regulator.
Manchester City continue toutefois de nier les infractions qui lui sont reprochées et a annoncé son intention de faire appel de la décision. Cette affaire intervient alors que Manchester City connaît un départ parfait en Premier League. Après cinq journées, les Citizens ont remporté leurs cinq rencontres et occupent seuls la tête du championnat avec 15 points.