Seulement 3 victoires depuis 2010 ! Le cauchemar espagnol en Coupe du Monde continue face au Cap-Vert
L’Espagne a subi un nul 0-0 choquant face aux débutants cap-verdiens lors du match de Coupe du Monde de lundi, prolongeant une étrange malédiction qui dure depuis 16 ans.
La rencontre de phase de groupes de ce lundi à la Coupe du Monde 2026 restera dans l’histoire, mais pour toutes les mauvaises raisons du côté espagnol. Face à des Cap-Verdiens novices dans le tournoi, les anciens champions ont cruellement manqué d’imagination dans le dernier tiers du terrain.
Ils n’ont jamais su tromper la vigilance du vétéran gardien Vozinha, auteur de plusieurs arrêts cruciaux pour offrir au Cap-Vert un point historique et célébré lors de son tout premier match de Coupe du Monde.
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Des chiffres ahurissants depuis 2010
Si le Cap-Vert fête cet exploit, ce résultat met en lumière une tendance inquiétante pour l’Espagne. Depuis le but iconique d’Andrés Iniesta en prolongation, synonyme de titre mondial en Afrique du Sud en 2010, la Roja a complètement perdu de sa superbe sur la scène internationale.
Lors des quatre dernières éditions de la Coupe du Monde, l’Espagne n’a remporté que trois matchs au total.
Ces victoires isolées sont venues contre l’Australie (3-0) lors d’une campagne ratée en 2014, un court succès 1-0 face à l’Iran en 2018, et une éclatante démonstration 7-0 contre le Costa Rica au Qatar en 2022.
En dehors de ces rares soirées de succès, la sélection espagnole peine systématiquement à conclure ses rencontres.
Six nuls et des éliminations cruelles
Les statistiques révèlent une vraie crise d’identité. Depuis la fin de leur âge d’or, la puissance européenne a subi trois éliminations prématurées, se faisant corriger par les Pays-Bas et le Chili en 2014 puis sortir par le Japon en 2022.
Encore plus révélateurs : les six matchs nuls engrangés sur la période. Deux de ces partages ont d’ailleurs mené à une élimination immédiate en huitièmes de finale, la Roja étant sortie aux tirs au but par la Russie (pays hôte) en 2018 puis par le Maroc en 2022.
La malédiction familière d’une possession stérile
Cette incapacité chronique à gagner rappelle douloureusement la fameuse « malédiction du champion » qui a déjà frappé d’autres géants du football moderne. Par exemple, après son sacre en 1998, la France avait été éliminée dès la phase de groupes en 2002 sans inscrire le moindre but.
De même, l’Italie sacrée en 2006 avait fini dernière de son groupe en 2010, ouvrant une période sombre avec plusieurs absences en phase finale.
Si l’Espagne parvient généralement à franchir les groupes, sa prestation d’ouverture en Amérique du Nord prouve que sa domination dans la possession reste stérile, sans l’instinct tueur nécessaire pour aller loin dans la compétition.
Si ces carences offensives structurelles ne sont pas corrigées, la campagne 2026 risque de tourner court… une fois encore.