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De The Sun à Fox Sports : la défaite de l’Égypte contre l’Argentine déclenche une tempête mondiale autour du VAR

Les médias internationaux s’interrogent sur l’évasion controversée de l’Argentine en Coupe du monde
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De The Sun à Fox Sports : la défaite de l’Égypte contre l’Argentine déclenche une tempête mondiale autour du VAR
De The Sun à Fox Sports : la défaite de l’Égypte contre l’Argentine déclenche une tempête mondiale autour du VAR
07.07.26 Fin Coupe du Monde de la FIFA
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L’Égypte s’est inclinée 3-2 face à l’Argentine à Atlanta mardi, après des décisions VAR qui ont déclenché un débat mondial enflammé.

À lire aussi : L’Égypte a bâti le rêve pendant 79 minutes — puis Messi et l’Argentine l’ont volé

Une soirée historique transformée en tempête arbitrale

Le rêve mondialiste de l’Égypte s’est terminé de façon dramatique et cruelle après une défaite 3-2 contre l’Argentine en huitièmes de finale, mais le résultat n’a pas clos l’histoire. Il en a ouvert une bien plus vaste.

Le match s’est rapidement transformé d’un classique du football en l’une des nuits les plus controversées de la Coupe du monde 2026.

L’Égypte menait 2-0, a vu un potentiel troisième but annulé par le VAR, puis a concédé le but de la victoire en fin de match après une action que les Pharaons estimaient mériter une révision vidéo de l’autre côté du terrain.

Hossam Hassan a déclaré que l’Égypte avait subi une « injustice » après la défaite et a suggéré que la FIFA voulait que Lionel Messi et l’Argentine restent dans le tournoi. Les Égyptiens étaient furieux après le but refusé de Mostafa Ziko et une faute litigieuse non sifflée avant le but décisif d’Enzo Fernandez.

Les trois décisions à l’origine de la colère égyptienne

Le premier tournant est intervenu à la 58e minute. Ziko semblait avoir offert un troisième but splendide à l’Égypte, mais la réalisation a été annulée après que le VAR a détecté une faute de Marwan Attia sur Lisandro Martinez lors de la phase offensive.

Cette décision est devenue le cœur du débat car la faute s’est produite plus tôt dans l’action, et non devant le but. Le New York Post a rapporté que la révision est remontée à un incident survenu 21 secondes avant la conclusion, soit presque toute la longueur du terrain.

Le deuxième tournant s’est produit avant le but de la victoire argentin. Les joueurs égyptiens ont réclamé une faute dans la surface argentine, avec Mohamed Salah et Hamdy Fathy au cœur des protestations, mais le jeu a continué et Enzo Fernandez a propulsé l’Argentine en quarts de finale.

Le troisième point concernait le sentiment général, chez les joueurs, le staff et les supporters égyptiens, que le VAR avait été appliqué avec une rigueur extrême contre l’Égypte, mais pas avec la même intensité lorsque l’Argentine en profitait.

Hossam Hassan s’en prend à la FIFA et à l’arbitre

Hossam Hassan n’a pas caché sa colère. Punch rapporte que le sélectionneur égyptien a déclaré que son équipe avait été victime d’une injustice et affirmé qu’il ne suivrait pas la suite de la Coupe du monde après cette élimination.

Sa frustration ne portait pas que sur un seul coup de sifflet. Il évoquait un schéma : un but refusé, des appels au penalty ignorés, et les champions du monde survivant après avoir été poussés dans leurs retranchements.

The Guardian rapporte également que Hassan a critiqué l’arbitre français François Letexier et suggéré que la pression autour de Messi et de l’Argentine avait influencé le déroulement de la soirée.

Ziko parle d’un match truqué

Mostafa Ziko, l’un des héros égyptiens de la soirée, est allé encore plus loin.

Gulf News rapporte que Ziko a fustigé l’arbitre et le VAR après la rencontre, qualifiant la défaite 3-2 de « match truqué ». Sa colère s’est concentrée sur le but annulé et la décision tardive qui, selon l’Égypte, aurait dû stopper l’action menant au but argentin.

Des propos explosifs, mais qui reflètent aussi l’état d’esprit du camp égyptien. L’Égypte n’a pas eu le sentiment d’être simplement battue par l’Argentine. Elle estime qu’on lui a arraché une chance historique.

La Grande-Bretagne relance le débat sur le double standard du VAR

La réaction britannique la plus forte est venue de The Sun, qui a posé une question directe :

Pourquoi le VAR est-il remonté pour annuler le but égyptien pour une faute avant l’attaque, mais n’a-t-il pas appliqué la même logique lorsque l’Égypte a réclamé une faute dans la surface argentine avant le but de la victoire ?

Le journal rapporte que les fans sur X estiment que le troisième but argentin n’aurait pas dû être validé, arguant que Mohamed Salah semblait impliqué dans un contact dans la surface avant que l’Argentine n’enclenche l’action fatale.

Le débat n’a pas été alimenté que par les supporters. The Sun cite aussi Gary Neville, à qui l’on a demandé si le but égyptien aurait été refusé si l’Argentine l’avait inscrit. Sa réponse :

« Peu probable »

Roy Keane a également déclaré que les grandes équipes bénéficiaient parfois de décisions majeures, tout en précisant qu’il ne souhaitait pas minimiser la remontée argentine.

Ce point renforce la position de l’Égypte, car il ne provient ni d’un média égyptien ni d’un joueur frustré après le coup de sifflet final, mais de consultants britanniques reconnus en plateau international, recentrant la controverse autour d’une question clé : l’utilisation incohérente du VAR.

Pour de nombreux supporters, le but de Ziko et la réalisation tardive de l’Argentine représentaient deux moments qui auraient dû être jugés selon la même logique VAR.

L’Australie décrit une tempête VAR

En Australie, Fox Sports a présenté le match comme une véritable tempête VAR. Le média a décrit la remontée argentine comme une évasion d’anthologie, utilisant l’expression « Ils ont volé toute une nation » pour illustrer la frustration égyptienne après le scénario cruel de la fin de match.

Cette formule explique la résonance mondiale de l’affaire. Ce n’était pas une plainte anodine de phase de groupes. C’était une nation outsider, à quelques minutes d’un exploit historique, qui a perdu après des décisions encore débattues par des millions de téléspectateurs après le coup de sifflet final.

Espagne : El País analyse les deux incidents qui ont révolté l’Égypte

Le quotidien espagnol El País a livré l’une des analyses les plus détaillées et équilibrées de la frustration égyptienne.

Le rapport explique que la protestation égyptienne reposait sur deux moments précis :

  • Le but refusé de Ziko, qui aurait pu changer la dynamique du match
  • Deux incidents tardifs dans la surface argentine non revus par le VAR avant l’action menant au but vainqueur.

Le point technique majeur est venu de l’expert arbitral Iturralde González, qui a évoqué la volonté de la FIFA d’un VAR très « interventionniste » en phase à élimination directe.

La frustration égyptienne réside dans le fait que cette approche stricte a été clairement appliquée pour annuler leur but, mais pas dans les dernières minutes, lorsque l’Argentine en a profité.

États-Unis : le New York Post voit l’Égypte comme victime du VAR

Le New York Post a pris fait et cause pour l’Égypte, qualifiant les Pharaons de dernières victimes du VAR dans une défaite improbable face à l’Argentine.

Le quotidien américain a expliqué que le but égyptien à la 58e minute a été refusé pour une faute survenue environ 21 secondes avant la conclusion et à près de 100 yards du but.

L’arbitre a justifié que la faute faisait toujours partie de la phase offensive.

L’article a ensuite relié directement cette décision à la polémique finale précédant le troisième but argentin. L’Égypte réclamait la même sévérité après des contacts impliquant Mohamed Salah ou un possible tirage de maillot sur Hamdy Fathy avant l’action décisive d’Enzo Fernandez.

Voilà le cœur de l’argument égyptien : la question n’est pas tant si chaque décision contre l’Égypte était erronée, mais pourquoi le standard semblait changer d’un moment clé à l’autre.

L’Égypte sort avec les honneurs

Sur le terrain, l’Argentine a signé une remontée. Cristian Romero, Lionel Messi et Enzo Fernandez ont marqué après que l’Égypte avait mené grâce à Yasser Ibrahim et Ziko.

Mais la prestation égyptienne a changé le regard du monde sur les Pharaons. Ils n’ont pas reculé 90 minutes en espérant. Ils ont attaqué, pressé, contré à toute vitesse et ont failli éliminer les champions en titre.

C’est pourquoi la colère était si forte. L’Égypte ne réclamait pas la compassion après une prestation décevante. Elle s’interrogeait sur les raisons pour lesquelles une performance historique s’est achevée dans une telle polémique.

Le mot de la fin

L’Égypte quitte la Coupe du monde avec douleur, fierté et une question qui a dépassé les frontières du Caire :

Le VAR a-t-il été appliqué avec la même rigueur pour les deux équipes ?

Aucune preuve vérifiée de corruption ou de manipulation officielle n’a émergé. Mais la colère s’est propagée à travers le monde, de The Sun à Fox Sports, Punch, le New York Post et Gulf News.

Khaled Hegazy

Khaled Hegazy |

Editorar, en

Khaled Hegazy est un rédacteur sportif expérimenté, animé par une passion pour le football africain.

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