Djibouti : la justice rétablit provisoirement Souleiman Hassan Waberi à la tête de la Fédération de football
Le Tribunal de première instance de Djibouti a suspendu, le 28 octobre 2026, les effets de la décision de révocation de Souleiman Hassan Waberi. L’ordonnance prévoit également le rétablissement du président, de son comité directeur et de son administration, tout en suspendant le processus électoral engagé sur la base de cette révocation contestée.
La crise institutionnelle qui secoue la Fédération djiboutienne de football (FDF) connaît un nouveau rebondissement judiciaire. Par une ordonnance rendue le mercredi 28 octobre 2026, le juge des référés de la chambre civile du Tribunal de première instance de Djibouti a ordonné la suspension provisoire de la révocation de Souleiman Hassan Waberi, président de l’instance dirigeante du football national.
Selon le communiqué officiel publié par la FDF, le magistrat a constaté l’existence d’un « trouble manifestement illicite » lié à plusieurs irrégularités présumées. Celles-ci concernent notamment la convocation et la tenue de l’Assemblée générale extraordinaire du 5 octobre 2026, ainsi que la procédure ayant conduit à la révocation du président.
Le processus électoral suspendu
La décision judiciaire remet provisoirement en cause les effets de l’assemblée générale extraordinaire du 5 octobre, au cours de laquelle la révocation de Souleiman Hassan Waberi avait été actée.
Le juge des référés a ordonné le rétablissement du président, de son comité directeur et de son administration dans l’exercice des prérogatives liées à leurs mandats. La mesure prévoit également que le personnel administratif habilité puisse accéder aux locaux de la Fédération, afin de garantir la continuité de son fonctionnement.
Autre conséquence de cette ordonnance : la suspension de la mise en œuvre de nouvelles élections destinées à pourvoir la présidence sur la base de la révocation contestée. Cette mesure vise à préserver l’efficacité de la protection provisoire accordée par la justice.
La portée de cette décision reste néanmoins provisoire. Elle ne doit pas être assimilée à un jugement définitif sur l’ensemble du différend institutionnel opposant les protagonistes de la crise.
La FDF appelle au dialogue et à l’apaisement
Dans son communiqué, la Fédération djiboutienne de football affirme accueillir cette décision avec sérénité et responsabilité, tout en réitérant son respect des institutions judiciaires du pays.
Pour l’instance, cette ordonnance représente une étape vers le rétablissement d’un fonctionnement institutionnel apaisé et la préservation de ses activités, dans le respect de ses statuts et des principes de bonne gouvernance.
La FDF se dit également disposée à travailler avec les acteurs du football, les autorités nationales compétentes et ses partenaires afin de favoriser un retour durable à la stabilité.
Elle appelle enfin toutes les parties concernées à faire preuve de retenue et à respecter la décision de justice, en privilégiant le dialogue plutôt que l’escalade des tensions.
Avec cette ordonnance du 28 octobre, le conflit autour de la direction de la Fédération djiboutienne de football entre dans une nouvelle phase. Le rétablissement provisoire de Souleiman Hassan Waberi et la suspension du processus électoral constituent désormais les principaux éléments du dispositif judiciaire, dans l’attente des éventuelles suites de la procédure.