Interdits à la frontière : la crise des visas de la Coupe du monde 2026 que personne n’avait vue venir !

Les lois frontalières strictes à l’origine de la crise des visas du Mondial 2026
Mondial 2026
Khaled Hegazy
Rédacteur des actualités
Interdits à la frontière : la crise des visas de la Coupe du monde 2026 que personne n’avait vue venir !
Interdits à la frontière : la crise des visas de la Coupe du monde 2026 que personne n’avait vue venir !
17.06.26 19:00 Coupe du Monde de la FIFA
Ghana
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Panama
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Des lois frontalières strictes à travers l’Amérique du Nord ont déclenché cette semaine une crise des visas pour la Coupe du monde 2026, empêchant joueurs d’élite et officiels d’accéder aux matches.

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Le Canada ferme la porte à la star du Ghana

Les Black Stars ont subi un terrible coup dur à quelques jours seulement de leur entrée en lice contre le Panama, prévue le 17 juin à Toronto.

Le gouvernement canadien a officiellement refusé l’entrée sur son territoire au milieu de terrain clé Thomas Partey. Ce refus découle des politiques d’immigration strictes du Canada, qui interdisent l’accès à toute personne faisant l’objet de poursuites pénales en cours.

Le joueur de 32 ans attend actuellement un procès au Royaume-Uni prévu en 2027 pour des accusations d’agression sexuelle, des faits qu’il nie catégoriquement.

Une campagne éclatée géographiquement

Ce refus divise littéralement la stratégie du Ghana pour le tournoi. Bien qu’interdit de séjour au Canada, Partey détient actuellement un visa valide pour les États-Unis.

Il est basé au camp d’entraînement de l’équipe à Boston et reste pleinement éligible pour disputer les autres matches de la phase de groupes contre l’Angleterre et la Croatie, puisque ces deux rencontres se déroulent sur le sol américain.

En réaction, le gouvernement ghanéen a déposé une protestation officielle musclée le samedi 13 juin. Or, selon un communiqué officiel, la FIFA s’est totalement désolidarisée de la polémique, rappelant fermement que l’approbation des visas relève exclusivement de la souveraineté des pays hôtes.

Des dégâts collatéraux sur tout le tournoi

Partey n’est pas le seul grand nom piégé dans ce casse-tête bureaucratique à trois pays. Plusieurs délégués internationaux majeurs se sont heurtés à un mur à la frontière.

L’un des cas les plus marquants concerne l’arbitre somalien Omar Abdulkadir Artan, à qui l’entrée a été refusée pour des raisons de sécurité. Une décision d’autant plus surprenante qu’Artan possède un visa valide et venait tout juste d’être sacré Arbitre africain de l’année 2025 par la CAF, preuve de sa notoriété croissante sur le continent.

Situation similaire pour Jibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football. Bien qu’accrédité officiellement par la FIFA, Rajoub n’a pas reçu de visa américain.

Il n’a donc pu assister qu’aux matches organisés au Mexique, l’un des pays coorganisateurs.

Le problème touche aussi la délégation iranienne. Si les joueurs et le staff technique ont obtenu leurs visas, 14 responsables administratifs se sont vu refuser l’entrée aux États-Unis. Les autorités iraniennes ont qualifié ce geste de « comportement de représailles », ajoutant une nouvelle couche de tension politique à la compétition.

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